‹ Les chants de la vie ardenteChapitre 97 sur 140 · LA XAISSAXCE DU DIEU · texte numérisé non relu

LA XAISSAXCE DU DIEU

La terre a Rhée en elle ; une àme est dans le monde ; Les blocs sont travaillés d'un monstrueux effort ; L'argile aspire à l'être et veut te vaincre, ô mort ! El son antique esprit lait la chose féconde !

Tout se transforme : azur, Ilot, blancheur sur les ondes Et soudain Vénus vole et s'enfle en forme d'or. Des bois, des monts, des rocs un sombre souffle sort Qui vous enfante, ô dieux, en vos courbes profondes !

Ainsi : hors des forêts oi^i le faune attaché Cherche à fuir, entends-tu ses cris effarouchés ? De ses deux cornes d'or il perce en vain lécorce î

Mais moi, vainqueur de l'ombre, et des feux et des forces,

J'ai donné l'existence à des héros enfants,

Et Phœbus tout entier sort de mon flanc qu'il fend !

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