‹ Les chants de la vieChapitre 4 sur 62 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Un fail caractéristique se rattache au mouvement musical de notre époque : c'est l'extension et la popularité données au chant d'ensemble pour voix d'hommes ; d'où la formation, dans un grand nombre de pays, de sociétés chorales uniquement occupées à cultiver et à propager cette espèce de chant. Que prouve cette nouvelle tendance de l'art, de quelle cause émane-t-elle et qu'en résultera-t-il? L'esprit d'association, se détournant des voies politiques, où il a si souvent erré , où il a tant de fois engendré de funestes discordes, envahirait-il le royaume de l'harmonie , non plus pour diviser les cœurs , mais pour les rallier, comme il rallie aussi les voix, et pour réaliser de la sorte, au point de vue moral et au point de vue artistique, un double progrès? Désirons qu'il en soit ainsi. Au surplus, de pareilles questions méritent un long et sérieux examen; elles ne sont pas de celles qu'on agite, en passant, dans une simple préface. Je me bornerai donc ici à dire que le fait auquel elles se rattachent a fortement attiré mon attention, et qu'il m'a suggéré l'idée d'entreprendre l'ouvrage que je publie aujourd'hui.

Moins pénétrés peut-être de l'importance du chant d'ensemble pour voix d'hommes que ne l'ont été, dès le principe, les Allemands, les Suisses et les Belges, les Français pourtant montrent un sincère désir de se mettre, sous ce rapport, au niveau des autres nations en profitant de l'exemple qui leur a été donné. Ce qui leur a manqué jusqu'à présent pour y parvenir comme ils le souhaitent, c'est d'avoir étudié à fond le caractère , les propriétés et les ressources de ce genre de musique. Si l'on était tenté de révoquer en cloute cette assertion, il suffirait, ce me semble, de comparer entre elles les publications dont le chant pour voix d'hommes a été l'objet en France et celles qu'il a produites en Allemagne. On ne tarderait pas à reconnaître, à la suite de cet examen, que la manière de traiter cette espèce de chant n'est pas du tout la même dans les deux pays. Sous le rapport théorique, les résultats d'une telle comparaison nous seraient encore moins favorables qu'ils ne pourraient l'être sous le rapport pratique. En effet, où trouver des ouvrages français dans lesquels on ait étudié à fond, ou seulement abordé autrement que sous forme de généralités insignifiantes, les questions assez nombreuses qui se rapportent à cette intéressante matière? D'un autre côté, quels sont les recueils contenant des productions où la musique pour chœurs d'hommes présente le caractère sérieux, mâle et accentué qui doit être son partage? A-t-on toujours parfaitement compris le style propre à ce genre de musique, et surtout la manière d'y traiter les voix , afin d'obtenir non seulement l'ensemble pur et harmonieux que prescrivent les règles de la composition vocale, mais encore un tout homogène et d'un équilibre satisfaisant sous le rapport de la sonorité? Enfin, a-t-on songé que là comme ailleurs, et plus qu'ailleurs peut-être, il convient d'avoir égard aux lois de l'esthétique musicale? Il n'est que trop vrai, rien de tout cela n'a été strictement observé ; non pas parce que les hommes de talent ont manqué à cette tâche, mais parce qu'ils n'ont eu ni le loisir, ni la fantaisie peut-être de s'y appliquer.

Ainsi que j'en ai fait la remarque à un autre endroit de ce livre, longtemps l'inhabileté et l'hésitation des chanteurs formés dans les premières écoles orphéoniques, fut une cause de dégoût et d'éloignement pour un grand nombre de compositeurs accoutumés à des succès certains, et peu jaloux cette fois de livrer des œuvres

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importantes à l'inexpérience des commençants. Il est vrai que tout a bien changé de face depuis quelques années, grâce aux constants efforts de professeurs habiles et d'amateurs zélés, dont l'utile concours est enfin parvenu à doter la France d'institutions chorales dignes de lutter avec celles d'outre-Rhin.

Frappé des améliorations apportées à l'exécution de la musique d'ensemble pour voix d'hommes, j'ai eu, pour ma part, le désir de répondre à ce progrès, et même, si cela m'était permis, de l'étendre encore, en composant avec le soinetla conscience qu'un musicien vraiment amoureux de son art doit apporter dans l'accomplissement delà lâche qu'il s'impose, une collection complète de morceaux à plusieurs parties destinés aux meilleurs chanteurs de nos réunions orphéoniques. Ces morceaux, écrits pour la plupart sur des poésies inédites, présentent une série de sujets relatifs aux principales circonstances de la vie de l'homme. De là ce titre : Les Chants de la vie, que je leur ai donné. J'ai eu, je crois, le premier, l'idée de former une sorte de cycle choral dans lequel se trouvent réunis à dessein des chants pieux et des chants profanes, des chants d'amour et des chants d'hymen, des chants de guerre et des chants funèbres; puis d'autres compositions de différentes sortes qui célèbrent quelques uns des plaisirs de l'homme, quelques unes de ses occupations favorites et quelques uns de ses passe-temps. Au nombre de ces dernières, figurent les Chants imitatifs et pittoresques, sans paroles, que j'ai écrits dans un genre tout à fait nouveau, et pour être exécutés soit dans une fête, soit pendant une promenade, soit même -dans un concert comme divertissement vocal. Je n'ai pas seulement cherché à mettre de la variété dans le choix des sujets ; j'ai pareillement tâché d'en répandre dans celui des rhythmes, des mouvements et surtout des idées. Personne n'ignore que parmi les différents poëmes qu'un musicien se charge d'interpréter, il y en a toujours quelques uns pour lesquels il ressent une certaine prédilection. Ce sont précisément ceux-là qui d'ordinaire l'inspirent le mieux. Je ne me flatte donc pas d'avoir réussi au même degré dans toutes les compositions de ce recueil ; mais j'ose croire qu'il n'en est aucune dans laquelle j'aie méconnu le caractère du sujet que j'avais à traiter. Quant à la facture même de mes chœurs, j'ai dû m'en préoccuper d'autant plus que je connais toutes les difficultés que présente la composition des morceaux d'ensemble pour voix d'hommes. L'expérience m'ayant depuis longtemps démontré que le choix des intervalles et la manière de les distribuer dans les différentes parties, est en cela de la plus haute importance, non seulement pour ce qui est de la facilité d'exécution , mais encore pour ce qui est de l'éclat de la sonorité, j'ai tenté de mettre à profit les découvertes que des études suivies et une longue pratique m'ont donné lieu de faire relativement à cet objet. Toutefois, après avoir satisfait aux minutieuses exigences de la composition vocale pour voix d'hommes, quant au détail de l'harmonie, j'ai cru pouvoir innover en beaucoup de points quant à la coupe, à la dimension, au plan et même au style de mes morceaux. Les raisons qui m'y ont déterminé ont été exposées par moi dans l'avertissement qui précède les Chants de la vie. Là je dis à ce sujet : « J'ai tâché » de saisir le véritable caractère des chants pour voix d'hommes, j'ai tâché d'atteindre au degré d'élévation » et de valeur artistique que les Allemands regardent avec raison comme obligatoire dans toute musique de » chœurs virils. J'ai pareillement essayé d'introduire dans la coupe rhythmique de mes morceaux, des divi- » sions et des formes nouvelles. J'ai pensé que le goût plus exercé du public, et l'aptitude plus prononcée des » chanteurs, me permettaient à présent de hasarder quelque chose de moins insignifiant qu'un simple placage » d'accords en contrepoint de note contre note, roulant sans cesse des harmonies de la tonique à celles de la » dominante. En cherchant à donner du mouvement aux parties par la variété des dessins et des rhythmes, » de la couleur à l'harmonie par le choix des accords et des modulations, de l'intérêt à la composition tout » entière par l'emploi d'idées mélodiques exemptes de vulgarité, j'ai fait en sorte de ne point multiplier inu- » tilement les difficultés d'exécution, et d'observer les lois prescrites par l'expérience pour assurer le bon effet » de la musique d'ensemble. Je n'ai pas oublié surtout que chaque voix, jusque dans les remplissages et les » accompagnements, doit présenter un tour mélodieux, facile et naturel. Toutefois, je ne dissimule pas que

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» la facture de mes chœurs el de mes quatuors est plus compliquée que celle des productions du même genre » qui ont paru en France dans ces derniers temps. Jusqu'ici, en effet, vu l'inexpérience des exécutants el la » marche encore hésitante des ensemhles, on a pensé qu'il était prudent de s'en tenir à une imitation des » chœurs d'opéras, non dessinés et syllahiques, dans lesquels toutes les parties, cheminant à pas égaux, sans » dessin et quelquefois sans mélodie, laissent le plus souvent à l'orchestre le soin d'entretenir l'intérêt que » leur harmonie seule ne pourrait soutenir. On conçoit sans peine que, privées d'un accompagnement instru- » mental, de telles productions fassent peu d'effet. Les ressources de la mélodie et les procédés du style concer- » tant, sont donc très nécessaires dans la musique d'ensemhle, quand on se résout à n'y point faire intervenir » les instruments. C'est une vérité que les grands maîtres de l'ancienne école ont parfaitement reconnue. » Seulement, usant d'un style trop recherché, trop travaillé, ils ont souvent étouffé l'idée mélodique sous les » développements mômes de cette idée. A force de s'engager dans les complications ardues du contrepoint » double, ils ont insensiblement alourdi leur plume, refroidi leur imagination, et quelquefois, comme on a osé » le dire, entièrement dépassé le but. Ce n'est pas d'ailleurs dans le style trop savant des anciens morceaux » de musique d'ensemble que doivent être conçus les chœurs, les trios, les quatuors modernes pour voix » d'hommes. A ce genre, tout à fait nouveau, il faut des formes tout à fait nouvelles, et ces formes se trou- » vent déjà en partie fixées dans les compositions des meilleurs maîtres allemands de notre époque. Ce que la » fantaisie peut encore y ajouter, nul théoricien n'a le droit de l'enchaîner à ses règles. Je crois donc qu'ici, » plus que partout ailleurs, les innovations doivent être bien accuellies, pourvu qu'elles soient conformes aux » principes de la musique vocale. » Une des innovations que je puis m'attribuer, c'est l'emploi alternatif du chant avec paroles, et du chant sans paroles; ce dernier conçu de manière à remplir dans la musique profane à peu près le même rôle que remplissent les neumes dans la musique sacrée. Sons qui s'échappent librement du cœur et que la parote ne retient plus enchaînés au sens précis des mots, ils ont un caractère intime et profond qui répond à la délicate et vive sensibilité de l'âme humaine. Tantôt ils éclatent comme des cris de joie; tantôt ils s'échappent comme de tendres soupirs. On a tout dit, on a tout exprimé, et cependant la mélodie erre encore sur les lèvres comme un écho de la pensée. Les périodes et les refrains sans paroles sont assez fréquents dans les Chants de la vie; mais, ainsi que pour le Chant de fête ( n° 1 du Cycle choral), j'ai toujours eu soin de n'en faire usage que dans les cas où l'emploi en est parfaitement motivé.

M'étant proposé de publier un livre qui répondît de tous points au besoin du moment dans la question du chant choral pour voix d'hommes, j'ai fait précéder le recueil dont je viens d'indiquer le contenu, d'un texte assez développé renfermant des recherches historiques et des considérations générales sur le genre de musique auquel j'ai consacré mon ouvrage. Ce texte est divisé en deux parties, composées chacune d'un certain nombre de chapitres.

Dans la première partie, je remonte aux temps les plus reculés pour trouver, chez les anciens, des preuves de l'existence des chœurs d'hommes, et surtout des chœurs d'hommes purement vocaux, c'est-à-dire rejetant occasionnellement ou traditionnellement l'accompagnement de toute espèce d'instruments de musique. Après avoir poursuivi quelque temps mes recherches sur ce point, non seulement dans l'antiquité, mais aussi dans les temps modernes jusqu'à la fin du moyen âge, j'arrive à parler de la formation de sociétés régulières, entièrement composées de chanteurs du sexe masculin qui se réunissent pour cultiver la musique d'ensemble vocale. Je constate successivement l'existence de sociétés semblables en Italie, en Allemagne, en Suisse et en Belgique, ainsi qu'en France el dans d'autres pays. Je fais voir que peu nombreuses et peu considérables dans le principe, elles ne tardent pas à se multiplier et à prendre un accroissement remarquable ; il en surgit de tous côtés et principalement en Allemagne, qui ont leurs statuts , leur règlement, leurs séances périodiques. Non seulement chacune à part soi rivalise de zèle et d'efforts pour atteindre à la perfection, mais bientôt elles

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se recherchent mutuellement, s'entendent et s'unissent de manière à former de vastes associations au sein desquelles des milliers de voix, formées par l'étude et guidées par de hons directeurs, parviennent à se jouer de toutes les difficultés du chant choral, Alors s'organisent des concerts, des fêtes, des promenades, de courtes excursions ou de lointains voyages dont la musique d'ensemble vocale fait tous les frais. J'ai pensé qu'un tableau du mouvement musical des sociétés de chœurs d'hommes en Allemagne, en Belgique et dans d'autres contrées, ne serait pas dépourvu d'intérêt pour des lecteurs français qui n'ont eu de tout cela, jusqu'à présent, qu'une très faible idée. Je donne donc une sorte de statistique générale des fêtes de chœurs d'hommes célébrées à l'étranger, et bientôt après j'entreprends un travail spécial du même genre pour la France, dont les premières tentatives dans cette nouvelle voie ne sauraient être passées sous silence. C'est là qu'on apprend à juger de la part que l'Orphéon de Wilhem, et plus tard l'Association des Artistes musiciens, présidée par M. le baron Taylor, ont eue aux progrès réalisés depuis peu dans la musique chorale en France. Le chapitre V de la première partie est tout entier consacré à cette matière. Dans le chapitre qui vient ensuite, je parle en détail des morceaux d'ensemble pour voix d'hommes sans accompagnement, et je cite les compositeurs les plus connus qui ont écrt des morceaux de ce genre.

Ainsi finit la première partie.

Les détails historiques qu'elle contient sont puisés à des sources authentiques, et offrent la révélation de certains faits qu'on avait ignorés jusqu'à ce jour, bien qu'ils soient de nature à jeter un grand éclat sur l'origine des sociétés de chœurs d'hommes, tant en Allemagne qu'en France. Ainsi l'on verra, dans l'un et dans l'autre pays, des hommes illustres présider à la formation de ces sociétés. Ici, c'est Béranger, qui s'unit pour cette œuvre à son ami Wilhem ; là, c'est Gœthe, qui fonde avec Zelter la première Liederlafel allemande. Poètes et musiciens se sont donné rendez-vous au banquet; ils ont pris leur lyre, et ils ont redit avec Pindare : <c Au milieu des coupes, nos voix prendront un essor plus libre. Qu'on verse à l'instant la douce liqueur qui doit préluder à nos hymnes!... » (Pind., Nem., ix.) Charmée des harmonieux accents qui venaient frapper son oreille, la cour de Berlin, protectrice déclarée des beaux-arts, voulut accorder à l'œuvre de Zelter un témoignage de sa faveur. Elle assista à l'une des séances de la Liederlafel, qui se tint, pendant un grand repas, chez l'un des hommes les plus illustres de cette société, chez le prince Radziwil. A celte séance furent chantés des chœurs d'hommes sans accompagnement, la plupart sur des poésies de Gœthe ; et le roi Guillaume III, qui prenait un vif plaisir à ce divertissement, se fit expliquer par Zelter lui-même le but et les usages de celte institution. De même que l'auteur de Faust protégea la première Liedertafel instituée en 1808, à Berlin, ainsi notre immortel poêle Béranger protégea l'Orphéon, qui fut l'œuvre de son ami Wilhem, et d'où sont sorties nos premières sociétés de chœurs d'hommes. Ce curieux rapprochement, sur lequel j'ai plusieurs fois insisté dans le courant de mon ouvrage, en l'appuyant de documents authentiques, intéressera, je le pense, non seulement les musiciens, mais aussi les littérateurs.

Quant à la seconde partie du texte des Chants de la vie, elle est consacrée tout entière à la théorie du chant choral pour voix d'hommes. J'examine d'abord la nature des voix d'hommes en elles-mêmes; leur étendue et leurs propriétés ; j'indique ensuite les diverses manières de les réunir, de les grouper et d'en former ainsi les différentes parties d'un chœur, d'un trio, d'un quatuor, etc. J'aborde enfin les questions relatives aux moyens de donner à un chœur, à un morceau d'ensemble conçu de la sorte, non seulement une harmonie pure et correcte, mais encore une harmonie bien disposée pour les voix et susceptible d'une belle et franche sonorité. En dernier lieu, j'indique les principaux procédés dont on peut faire usage pour varier les formes du style dans les compositions de ce genre, et, de plus, les différentes coupes qu'on leur a jusqu'à présent le plus généralement assignées, mais auxquelles chacun demeure parfaitement libre d'ajouter celles que sa propre fantaisie lui suggère, pourvu qu'il n'oublie point de satisfaire aux exigences particulières de la musique pour

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voix d'hommes. Je me suis flatté de l'espoir qu'en recueillant ici les observations que j'ai faites moi-même à ce sujet, je rendrai service à ceux qui n'ont ni le loisir ni la patience d'entreprendre des études semblables à celles auxquelles je me suis livré. Ce qui m'a confirmé dans cette opinion, c'est qu'aucun ouvrage spécial n'a encore été publié sur cette matière, de telle sorte que j'aurai peut-être la satisfaction d'avoir comblé une lacune assez importante dans le domaine de la musique vocale.

Cette seconde partie de mon travail, qui s'adresse particulièrement aux musiciens et surtout à ceux qui veulent enrichir de leurs productions le répertoire de nos institutions orpbéoniques, est complétée par quelques conseils sur les mesures à prendre pour organiser de bonnes sociétés de chœurs d'hommes et pour en assurer l'existence et la prospérité.

Après avoir révélé l'importance et les propriétés esthétiques du chant viril ; après avoir démontré les avantages sociaux des réunions où il est cultivé, puissé-je avoir aplani les difficultés qu'il présente sous le rapport des détails matériels de la composition, et avoir ainsi débarrassé de tous les obstacles qui s'y rencontraient, cette voie nouvelle où les Français ne sont pas moins appelés à se distinguer que les Allemands! Puissé-je aussi être parvenu à répandre dans mes Chants de la vie le charme et la variété dont ce genre de musique est susceptible! Puissé-je enfin avoir doté mon pays d'une œuvre d'imagination digne du suffrage des amateurs éclairés, en même temps que d'un bon livre également digne de l'approbation des savants et des artistes !

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