‹ Les chants des vaincus: poésies nouvellesChapitre 15 sur 69 · LLE · texte numérisé non relu

LLE

Quand tu mets dans ma main ta main petite et blanche, Quand tu tiens sur mon sein ton front pur incliné , Jeune amie, avec moi sans que ton cœur s'épanche, Le mien Ta deviné.

A tes yeux d'où s'échappe une larme brûlante, A ta joue empourprée et pâle tour à tour, A tes soupirs brisant ta voix molle et tremblante, ' J'ai reconnu l'amour !

J'ai reconnu ce feu qui donne et prend la vie, Qui détruit le repos, le bonheur, la raison.

Et qui jette dans Tàme à peine épanouie Un dévorant poison.

Le destin qui t'attend éveille mes alarmes, Dans mes tourments passés je lis ton avenir, Et mes yeux, en mêlant leurs larmes à tes larmes. Pleurent de souvenir.

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