‹ Les chants du crépusculeChapitre 14 sur 28 · IL N'AVAIT PAS VINGT ANS · texte numérisé non relu

IL N'AVAIT PAS VINGT ANS

Décroît comme un soleil qui baisse à l'horizon?

Que Dieu n'est plus compté dans ce que l'homme fonde?

Et qu'enfin il se fait une nuit trop profonde

Dans ces recoins du cœur, du monde inaperçus,

Que peut seule éclairer votre lampe, ô Jésus !

Est-il temps, matelots mouillés par la tempête,

De rebâtir l'autel et de courber la tête?

Devons-nous regretter ces jours anciens et forts

Où les vivants croyaient ce qu'avaient cru les morts,

Jours de piété grave et de force féconde.

Lorsque la bible ouverte éblouissait le monde I

Amas sombre et mouvant de méditations!

Problèmes périlleux! obscures questions

Qui font que, par moments s'arrêtant immobile,

Le poëte pensif erre encor dans la ville

A l'heure où sur ses pas on ne rencontre plus

Que le passant tardif aux yeux irrésolus

Et la ronde de nuit, comme un rêve apparue,

Qui vatâtant dans l'ombre à tous les coins de ruel

4 septembre 1835»

Ohl nMnsultez jamais une femme qui tombe!

Qui sait sous quel fardeau la pauvre âme succombe?

Qui sait combien de jours sa faim a combattu?

Quand le vent du malheur ébranlait leur vertu.

Qui de nous n'a pas vu de ces femmes brisées

S'y cramponner longtemps de leurs mains épuisées?

Comme au bout d'une branche on voit étinceler

Une goutte de pluie où le ciel vient briller,

Qu'on secoue avec l'arbre et qui tremble et qui lutte,

Perle avant de tomber et fange après sa chute!

La faute en est à nous. A toi, riche ! à ton or! Cette fange d'ailleurs contient Teau pure encor Pour que la goutte d'eau sorte de la poussière, Et redevienne perle en sa splendeur première. Il suffit, c'est ainsi que tout remonte au jour. D'un rayon de soleil ou d'un rayon d'amour!

6 septembre 1835.

Rien encor n'a germe de vos rameaux flottants §ur notre jeune terre où, depuis quarante ans,

Tant d'âmes se sont échouées, Doctrines aux fruits d'or, espoir des nations, Que la hâtive main des révolutions

Sur nos têtes a secouées!

Nous attendons toujours ! Seigneur, prenez pitié Des peuples qui, toujours satisfaits à moitié,

Vont d'espérance en espérance; Et montrez-nous enfin l'homme de votre choix Parmi tous ces tribuns et parmi tous ces rois

Que vous essayez à la France !

Qui peut se croire fort, puissant et souverain? Qui peut dire en scellant des barrières d'airain? Jamais vous ne serez franchies!

Dans ce siècle de bruit, de gloire et de revers, Où les roseaux penchés au bord des étangs verts Durent plus que les monarchies?

Rois ! la bure est souvent jalouse du velours.

Le peuple a froid l'hiver, le peuple a faim toujours.

Rendez-lui son sort plus facile.

Le peuple souvent porte un bien rude collier. Ouvrez l'école aux fils, aux pères l'atelier,

A tous vos bras, auguste asile !

Par la bonté des rois rendez les peuples bons.

Sous d'étranges malheurs souvent nous nous courbons.

Songez que Dieu seul est le maître.

Un bienfait par quelqu'un est toujours ramassé. Songez-y, rois minés sur qui pèse un passé

Gros du même avenir peut-être!

Donnez à tous. Peut-être un jour tous vous rendront! Donnez, — on ne sait pas quels épis germeront

Dans notre siècle autour des trônes! — De la main droite aux bons, de la gauche aux méchants! Comme le laboureur sème sa graine aux champs,

Ensemencez les cœurs d'aumônes !

0 rois! le pain qu'on porte au vieillard desséché, La pauvre adolescente enlevée au marché. Le bienfait souriant, toujours prêt à toute heure. Qui vient, riche et voilé, partout où quelqu'un pleure. Le cri reconnaissant d'une mère à genoux, L'enfant sauvé qui lève entre le peuple et vous

Ses deux petites mains sincères et joyeuses, Sont la meilleure digue aux foules furieuses.

Hélas! je vous le dis, ne vous endormez pas, Tandis que l'avenir s'amoncelle là-bas !

11 arrive parfois, dans le siècle où nous sommes,

Qu'un grand vent tout à coup soulève à flots les hommes;

Vent de malheur, formé, comme tous les autans,

De souffles quelque part comprimés trop longtemps;

Vent qui de tout foyer disperse la fumée;

Dont s'attise l'idée à cette heure allumée;

Qui passe sur tout homme, et, torche ou flot amer.

Le fait étinceler ou le fait écumer;

Ébranle toute digue et toute citadelle;

Dans la société met à nu d'un coup d'aile

Des sommets jusqu'alors par des brumes voilés,

Des goufires ténébreux ou des coins étoiles;

Vent fatal qui confond les meilleures et les pires,

Arrache mainte tuile au vieux toit des empires.

Et prenant dans l'état, en haut, en bas, partout.

Tout esprit qui dérive et toute âme qui bout,

Tous ceux dont un zéphyr fait remuer les têtes.

Tout ce qui devient onde à l'heure des tempêtes,

Amoncelant dans l'ombre et chassant à la fois

Ces flots, ces bruits, ce peuple, et ces pas, et ces voix,

Et les groupes sans forme et les rumeurs sans nombre,.

Pousse tout cet orage au seuil d'un palais sombre !

Palais sombre en effet, et plongé dans la nuit!

D'où les illusions s'envolent à grand bruit,

Quelques-unes en pleurs, d'autres qu'on entend rire !

C'en est fait. L'heure vient ! le voile se déchire,

Adieu les songes d'or ! On se réveille, on voit

Un spectre aux mains de chair qui vous touche du doigU

C'est la réalité, qu'on sent là, qui vous pèse.

On rêvait Charlemagne, on pense à Louis seize 1

Heure grande et terrible où, doutant des canons,

La royauté, nommant ses amis par leurs noms,

Recueillant tous les bruits que la tempête apporte,

Attend, l'œil à la vitre et l'oreille à la porte !

Où l'on voit dans un coin, ses filles dans ses bras,

La reine qui pâlit, pauvre étrangère, hélas !

Où les petits enfants des familles royales

De quelque vieux soldat pressent les mains loyales,

Et demandent, avec des sanglots superflus,

Aux valets, qui déjà ne leur répondent plus.

D'où viennent ces rumeurs, ces terreurs, ce mystère.

Et, les ébranlements de cette afireuse terre

Qu'ils sentent remuer comme la mer aux vents.

Et qui ne tremble pas sous les autres enfants I

Hélas! vous crénelez vos mornes Tuileries;

Vous encombrez les ponts de vos artilleries;

Vous gardez chaque rue avec un régiment;

A quoi bon? à quoi bon? De moment en moment

La tourbe s'épaissit, grosse et désespérée

Et terrible; et qu'importe, à l'heure où leur marée

Sort et monte en hurlant du fond du gouffre amer,

La mitraille à la foule et la grêle à la mer?

0 redoutable époque! et quels temps que les nôtres! Où, rien qu'en se serrant les uns contre les autres. Les hommes dans leurs plis écrasent tours, châteaux. Donjons que les captifs rayaient de leurs couteaux, Créneaux, portes d'airain comme un carton ployées, Et, sur leurs boulevards vainement appuyées, Les pâles garnisons, et les canons de fer Broyés avec le mur comme l'os dans la chair I

Gomment se défendra ce roi qu'un peuple assiège? Plus léger sur ce flot que sur l'onde un vain liège,

Plus, vacillant que l'ombre aux approches du soir, Écoutant sans entendre et regardant sans voir, Il est là qui frissonne, impuissant, infertile. La main tremble, et sa tête est un crible inutile! — Hélas! hélas! les rois en ont seuls de pareils! — Qui laisse tout passer, hors les mauvais conseils !

Que servent maintenant ces sabres, ces épées,

Ces lignes de soldats par des caissons coupées;

Ces bivouacs, allumés dans les jardins profonds,

Dont la lueur sinistre empourpre les plafonds;

Ce général choisi, qui déjà, vaine garde^

Sent peut-être à son front sourdre une autre cocarde

Et tous ces cuirassiers, soldats vieux et nouveaux.

Qui plantent dans la cour des pieux pour leurs chevaux?

Que sert la grille close et la mèche allumée?

Il faudrait une tête et tu n'as qu'une armée 1

Que faire de ce peuple à l'immense roulis. Mer qui traîne du moins une idée en ses plis, Vaste inondation d'hommes, d'enfants, de femmes, Flots qui tous ont des yeux, vagues qui sont des âmes?

Malheur alors! 0 Dieu! faut-il que nous voyions

Le côté monstrueux des révolutions?

Qui peut dompter la mer? Seigneur! qui peut répondre

Des ondes de Paris et des vagues de Londre,

Surtout lorsque la ville ameutée aux tambours

Sent ramper dans les flots l'hydre de ses faubourgs l

Dans ce palais fatal où l'empire s'écroule.

Dont la porte bientôt va ployer sous la foule,

Où l'on parle tout bas de passages secrets.

Où le roi sent déjà qu'on le sert de moins près.

Où la mère en tremblant rit à l'enfant qui pleure,

0 mon Dieu ! que va-t-il se passer tout à Theu-re ?

Comment vont-ils jouer avec ce nid de rois?

Pourquoi faut-il qu'aux jours où le pauvre aux abois Sent sa haine des grands de ce qu'il souffre accrue, Notre faute ou la leur le lâchent dans la rue? Temps de deuil où l'émeute en fureur sort de tout! Où le peuple devient difiorme tout à coup 1

Malheur donc! c'est fini. Plus de barrière au trône!

Mais Dieu garde un trésor à qui lui fit l'aumône.

Si le prince a laissé, dans des temps moins changeants,

L'empreinte de ses pas à des seuils indigents,

Si des bienfaits cachés il fut parfois complice,

S'il a souvent dit : grâce! où la loi dit : supplice I

Ne désespérez pas. Le peuple aux mauvais jours

A pu tout oublier, Dieu se souvient toujours!

Souvent un cri du cœur sorti d'une humble bouche

Désarme, impérieux, une foule farouche

Qui tenait une proie en ses poings triomphants.

Les mères aux lions font rendre les enfants!

Oh ! dans cet instant même où le naufrage gronde,

Où l'on sent qu'un boulet ne peut rien contre une onde,

Où, liquide, et fangeuse, et pleine de courroux,

La populace à l'œil stupide, aux cheveux roux,

Aboyant sur le seuil comme un chien pour qu'on ouvre,

Arrive, éclaboussant les chapiteaux du Louvre,

Océan qui n'a point d'heure pour son reflux ;

Au moment où l'on voit que rien n'arrête plus

Ce flot toujours grossi que chaque instant apporte,

Qui veut monter, qui hurle et qui mouille la porte ;

C'est un spectacle auguste et que j'ai vu déjà

Souvent, quand mon regard dans l'histoire plongea,

Qu'une bonne action, cachée en un coin sombre,

Qui sort subitement toute blanche de l'ombre,

Et comme autrefois Dieu qu'elle prend à témoin,

Dit au peuple écumant : Tu n'iras pas plus loin!

Décembre 1834.

Lé grand homme vaincu peut perdre en un instant Sa gloire, son empire, et son trône éclatant,

Et sa couronne qu'on renie, Tout, jusqu'à ce prestige à sa grandeur mêlé Qui faisait voir son front dans un ciel étoile;

Il garde toujours son génie !

Ainsi, quand la bataille enveloppe un drapeau, Tout ce qui n'est qu'azur, écarlate, oripeau.

Frange d'or, tunique de soie, Tombe sous la mitraille en un moment haché, Et, lambeau par lambeau, s'en va comme arraché

Par le bec d'un oiseau de proie ;

Et qu'importe? A travers les cris, les pas, les voix. Et la mêlée en feu qui sur tous à la fois

Fait tourner son horrible meule, Au plus haut de la hampe, orgueil des bataillons, Où pendait cette pourpre envolée en haillons,

L'aigle de bronze reste seule l

21 févner 1&C5,

MORT LE 31 DÉCBMBBS 1829.

Hélas! que fais-tu donc, ô Rabbe, ô mon ami, Sévère historien dans la tombe endormi?

Je l'ai pensé souvent dans mes heures funèbres, Seul près de mon flambeau qui rayait les ténèbres,. 0 noble ami, pareil aux hommes d'autrefois. Il manque parmi nous ta voix, ta forte voix Pleine de l'équité qui gonflait ta poitrine; Il nous manque ta main qui grave et qui burine. Dans ce siècle où par l'or les sages sont distraits, Où l'idée est servante auprès des intérêts, Temps de fi'uits avortés et de tiges rompues, D'instincts dénaturés, de raisons corrompues, Où dans l'esprit humain tout étant dispersé, Le présent au hasard flotte sur le passé.

Si parmi nous ta tète était debout encore, Cette cime où vibrait l'éloquence sonore,

Au milieu de nos flots tu serais calme et grand. Tu serais comme un pont posé sur le courant.

Tu serais pour chacun la voix haute et sensée Qui fait que tout brouillard s'en va de la pensée, Et que la vérité, qu'en vain nous repoussions, Sort de l'amas confus des sombres visions.

Tu dirais aux partis qu'ils font trop de poussière Autour de la raison pour qu'on la voie entière; Au peuple, que la loi du travail est sur tous Et qu'il est assez fort pour n'être pas jaloux; Au pouvoir, que jamais le pouvoir ne se venge. Et que pour le penseur c'est un spectacle étrange Et triste quand la loi, figure au bras d'airain, Déesse qui ne doit avoir qu'un front serein. Sort à de certains jours de l'urne consulaire L'oeil hagard, écumante et folle de colère.

Et ces jeunes esprits, à qui tu souriais,

Et que leur âge livre aux rêves inquiets.

Tu leur dirais : — Amis, nés pour des temps prospères.

Oh! n'allez pas errer comme ont erré vos pères!

Laissez mûrir vos fronts! gardez-vous, jeunes gens.

Des systèmes dorés aux plumages changeants

Qui dans les carrefours s'en vont faire la roue;

Et de ce qu'en vos cœurs l'Amérique secoue,

Peuple à peine essayé, nation de hasard,

Sans tige, sans passé, sans histoire et sans art;

Et de cette sagesse impie, envenimée,

Du cerveau de Voltaire éclose tout armée,

Fille de l'ignorance et de l'orgueil, posant

Les lois des anciens jours sur les mœurs d'à présent,

Qui refait un chaos partout où fut un monde,

Qui rudement enfonce, ô démence profonde!

Le casque étroit de Sparte au front du vieux Paris,

Oui dans les temps passés, mal lus et mal compris, Viole effrontément tout sage pour lui faire Un monstre qui serait la terreur de son père; Si bien que les héros antiques tout tremblants S'en sont voilé la face, et qu'après trois mille ans, Par ses erabrassements réveillé sous la pierre, Lycurgue qu'elle épouse enfante Robespierre ! —

Tu nous dirais à tous : — Ne vous endormez pas!

Veillez et soyez prêts! car déjà pas à pas

La main de l'oiseleur dans l'ombre s'est glissée

Partout où chante un nid couvé par la pensée !

Car les plus nobles cœurs sont vaincus ou sont lasl

Car la Pologne aux fers ne peut plus même, hélas l

Mordre le pied du czar appuyé sur sa gorge!

Car on voit chaque jour s'allonger dans la forge

La chaîne que les rois, craignant la liberté,

Font pour cette géante endormie à côté!

Ne vous endormez pas ! travaillez sans relâche I

Car les grands ont leur œuvre et les petits leur tâche.

Chacun a son ouvrage à faire. Chacun met

Sa pierre à l'édifice encor loin du sommet.

Qui croit avoir fini pour un roi qu'on dépose

Se trompe. Un roi qui tombe est toujours peu de chose.

Il est plus difficile, et c'est un plus grand poids,

De relever les mœurs que d'abattre les rois.

Rien chez vous n'est complet. La ruine ou l'ébauche.

L'épi n'est pas formé que votre main le fauche 1

Vous êtes encombrés de plans toujours rêvés

Et jamais accomplis. Hommes, vous ne savez.

Tant vous connaissez peu ce qui convient aux âmes,

Que faire des enfants ni que faire des femmes I

Où donc en ôtes-vous? Vous vous applaudissez

Pour quelques blocs de lois au hasard entassés l

Ahl l'heure du repos pour aucun n'est venue.

Travaillez l Vous cherchez une chose inconnue,

Vous n'avez pas de foi, vous n'avez pas d'amour. Rien chez vous n'est encore éclairé du vrai jour ! Crépuscule et brouillards que vos plus clairs systèmes! Dans vos lois, dans vos mœurs, et dans vos esprits mêmes, Partout l'aube blanchâtre ou le couchant vermeill Nulle part le midi! nulle part le soleil! —

Tu parlerais ainsi dans des livres austères,

Comme parlaient jadis les anciens solitaires,

Comme parlent tous ceux devant qui l'on se tait,

Et l'on t'écouterait comme on les écoutait.

Et l'on viendrait vers toi dans ce siècle plein d'ombre

Où, chacun se heurtant aux obstacles sans nombre

Que faute de lumière on tâte avec la main.

Le conseil manque à l'âme et le guide au chemin.

Hélas! à chaque instant des souffles de tempêtes Amassent plus de brume et d'ombre sur nos têtes. De moment en moment l'avenir s'assombrit. Dans le calme du cœur, dans la paix de l'esprit, Je t'adressais ces vers, où mon âme sereine N'a laissé sur ta pierre écumer nulle haine, A toi qui dors couché dans le tombeau profond, A toi qui ne sais plus ce que les hommes font! Je t'adressais ces vers pleins de tristes présages, ^ar c'est bien follement que nous nous croyions sages f \e combat furieux recommence à gronder intre le droit de croître et le droit d'émonder; La bataille où les lois attaquent les idées Se mêle de nouveau sur des mers mal sondées; Chacun se sent troublé comme l'eau sous le vent; Et moi-même, à cette heure, à mon foyer rêvant, Voilà, depuis cinq ans qu'on oubliait Procuste,

Que j'entends aboyer au seuil du drame auguste La censure à l'haleine immonde, aux ongles noirs, Cette chienne au front bas qui suit tous les pouvoirs Vile, et mâchant toujours dans sa gueule souillée, 0 muse! quelque pan de ta robe étoilée!

Hélas 1 que fais-tu donc, ô Rabbe, ô mon ami, Sévère historien dans la tombe endormi 2

14 septembre 183âw

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