CONTRE LES BONZES
Trois filles ont apporté du riz à la pagode.
Celle d'entre elles qui porte un couvre sein
[rouge A ensorcelé le bonze, Et voilà le bonze malade d*amour ; Il s'embrouille dans ses prières Et oublie de se faire raser la tête,
Qui aime le pain de haricots,
Qui aime la saumure de Chine
Peut en manger tout à son aise ;
n n'a qu'à aiguiser le rasoir et les ciseaux
Et se faire une tète de bonze.
En entrant dans la pagode j'aperçois les [bonzesses.
La plus jeune a treize ans,
La plus grande en a quatorze et la plus âgée
[quinze.
Le quinzième jour de chaque mois, Je viendrai désormais adorer le Bouddha Et visiter la vieille bonzesse.
C'est aujourd'hui le quatorzième jour.
J'attendrai le quinzième en couchant près
[des bonzes, Et en mangeant du pain Oan '.