Les chants métriques
A ne regarder que le présent ouvrage, celle Inlroduction paraîtra disproportionnée, comme serait un vaste portique pour une modeste maison. Il en sera tout autrement si, conformément à notre but, on la rattache aux études qui feront suite à celle-ci, quels qu'en soient les auteurs. C'est qu'en elTet il importe avant tout de donner sur la restauration du chant liturgique des idées justes et d'en bien faire saisir l'ampleur. Le grand public (ecclésiastiques et gens de chœur) n'a généralement sur cette question cpie des vues fort incomplètes, d'où souvent fausses. Elles ne vont guère au delà de la notation usitée dans les éditions de Solesnies, des explications et des règles de lecture et d'exécution que répètent à satiété les préfaces des livres choraux et d'innombrables méthodes.
Or telle est l'insuffisance de cet enseignement que, lors de l'apparition des points rythmiques dans de récentes éditions, ce grand public prit souvent parti pour ou contre cette innovation avec une ignorance évidente du problème. Puis, dans les éditions subséquentes et dans la Vaticane, il n'a plus vu qu'une question de variantes.
La restauration du chant grégorien porte sur trois points : la leçon mélodique, la modalité et le rythme, que nous résumerons le plus brièvement possible.
ÎNTRODL'CTION