CONCLUSION
79. — De cette étude sur les chants métriques, qu'ils soient mesurés par longues et brèves ou par l'accent dynamique, il ressort que la notation usuelle de nos livres choraux est très insuffisante pour les bien exécuter. Seule la notation nmsicale peut guider convenablement les chantres. En est -il de même pour les chants que Gui appelle prosaïques, prosaici cdntas? C'est une autre question. L'étude de ces chants (antiennes, graduels, intro'its, etc.) fera l'objet d'un second volume qui achèvera de commenter intégralement le fameux chapitre XV du Microlofjue de Gui d'Arezzo et d'en donner, — nous l'espérons, — la véritable interprétation.
Pour limitée que soit la classe des chants étudiés dans cet ouvrage, elle n'en a pas moins son importance. N'y eût-il que l'hymnodie, on sait de quel intérêt est cette partie de l'Office. A Laudes et à Vêpres, l'hymne est im centre. Après la longue psalmodie, l'assemblée des fidèles s'est levée, et l'hymne, surtout quand elle est alternée par deux chœurs, apporte à l'Office une solennité, un entrain et un charme qui peuvent être un régal artistique et un aliment pour la piété. C'est à cette condition que nous pourrons répéter le mot de nos vieux auteurs et dire avec conviction : More pcrdulcis Anxbrosii.