CHAPITRE I POÉSIE MÉTRIQUE
1. — La poésie métri(jue est basée sur la durée des syllabes,
qui est longue ou brève. Cette dernière i;orrespond à la durée
minima ([ue les anciens nommaient : temps premier. La longue
valait deux brèves. On ligurait ces durées par ces signes : —
longue — , que nous traduisons par ceux de notre notation brève moderne : J et J^
a LES HYMNES
2. — Ces unités de durée se groupent pour former des fcmpx ou pieds, ainsi nommés parce qu'on les marquait par un mouvement du pied, comme font encore certains instrumentistes'.
Voici les principaux tvpes de pieds :
Pieds de 3 unités :
Pieds de 4 unités : =;j?r.ir ~" — ' — '—^
anapeste spondée
Pieds de o unités :
3. — Chaque pied avait deux parties égales ou inégales, dont l'une se battait en levant et l'autre en abaissant le pied ou la main : le levé et le posé. En voici quelques-uns.
4. — L'ïambe et le trochée sont des pieds ou temps ternaires, parce que le levé a un temps et le posé deux. C'est le grenre double :
Le dactvle, l'anapeste et le spondée sont du genre égal, car il y a deux unités à . chaque mouvement :
P^- " i—J=^ équivaut en durée à r^ r'^ j
Le péon crétique est un pied quinaire, c'est-à-dire dans un rapport de 3 : 2 :
C est le genre hémiolc ou sesqui-altèrc.
1 Nulle pari, à notre conniiissiiice, les éléiiienls de la niéli-ique {rriîco-romaine n'ont clé expliqués d'une manière plus claire el plus intéressante que dans Vllistnire de In Innriue mui-ica/e (!<■' vol.), publiée pai- M. Maur. Emmanuel, clici: Laureus, Paris. Le même sujet est encore plus développé dans l'Encyclopédie de la musique (fascicules : Grèce — urt gréco -romain), chez Dclaprave, Pans. Nous suivons cet auteur.