‹ Les chants oraux du peuple russeChapitre 116 sur 134 · LE RÊVE · texte numérisé non relu

LE RÊVE

La nuit, j’ai peu dormi, mais j’ai beaucoup rêvé ; Dans mon sommeil j’ai vu choses étranges, même.

Un arbre en notre cour d’abord s’est élevé ;

Puis, tout auprès, il vint s’en dresser un deuxième Et, sur le tronc de l’arbre, il me semblait encor Voir croître des rameaux, rameaux d’argent et d’or.

— <a Chère âme, dit le chef de la maison, écoute ;

Ton rêve, j’en comprends le sens mystérieux :

Ces deux arbres, c’est moi, c’est toi, sans aucun doute, Moi qui suis tout à toi, toi qui m’appartiens toute ;

Et les rameaux que l’arbre étalait sous tes yeux,

Ce sont nos chers enfants, ces rameaux précieux. »

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