‹ Les chants oraux du peuple russeChapitre 127 sur 134 · LES RECRUTEURS · texte numérisé non relu

LES RECRUTEURS

Autrefois, le jeune conscrit ne parlait de son village qu’au milieu des lamentations, non seulement de sa famille, mais de tous les habitants qui pensaient bien ne jamais le revoir. C’était à l’époque des longues guerres, où la durée du service était illimitée. Au moment où le jeune homme quittait la maison paternelle, tous les voisins rassemblés le conduisaient avec la chanson suivante (gouvernement d’Archangel) :

Chauffe, rouge soleil, chauffe !

Luis, brillante lune, luis !

Et vous aussi, claires étoiles,

En môme lemps que la lune brillante,

Afin que nous, les vieux larrons, buveurs de .sang, Nous puissions voir pour aller au cabaret,

Pour aller au cabaret et nous consulter,

Prendre chez le riche et ne pas rendre,

Prendre chez le pauvre et ainsi le ruiner.

Derrière le ruisseau, au-delà de la rivière,

Dans la maison d’une vieille veuve,

Se trouve son fils Ivan usb ko.

Nous en ferons un soldat :

Il est brave, d’un naturel charmant,

Bien venu auprès des filles

Et de bon service pour tout le monde.

Page 1