L’AME DU MORT
A son désespoir il succombe ;
Le beau jeune homme est mort d’amour Et voici qu’une rose, un jour,
Fleurit vermeille sur sa tombe.
Une jeune fille en passant S’écrie : « Ah ! quelle belle rose ! »
Elle cueille la Ùeur, éclose Sur le corps à ses pieds gisant.
— « Quelle rose je viens de prendre,
Mère, sur le tombeau là-bas !
De plus belle, je n’en sais pas,
Et quel parfum subtil et tendre ! »
— a Hélas ! ce n’est pas une fleur,
Ma fille, c’est une a me, l’âme
Du jeune homme au cœur plein de flamme, Mort d’amour et de grand’douleur. »