‹ Les chants oraux du peuple russeChapitre 47 sur 134 · L’AME DU MORT · texte numérisé non relu

L’AME DU MORT

A son désespoir il succombe ;

Le beau jeune homme est mort d’amour Et voici qu’une rose, un jour,

Fleurit vermeille sur sa tombe.

Une jeune fille en passant S’écrie : « Ah ! quelle belle rose ! »

Elle cueille la Ùeur, éclose Sur le corps à ses pieds gisant.

— « Quelle rose je viens de prendre,

Mère, sur le tombeau là-bas !

De plus belle, je n’en sais pas,

Et quel parfum subtil et tendre ! »

— a Hélas ! ce n’est pas une fleur,

Ma fille, c’est une a me, l’âme

Du jeune homme au cœur plein de flamme, Mort d’amour et de grand’douleur. »

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