MORTE D’AMOUR
Ne veille plus la nuit, cher amour,
Ne tiens plus ton flambeau allumé Pour m’attendre à l’heure de minuit.
Hélas ! nos beaux jours sont passés,
Le vent d’orage a emporté nos joies Et les a dispersées par la rase campagne.
Mon père exige,
Ma mère ordonne Que je me marie avec un autre.
Il n’y a pas deux soleils au firmament,
Il n’y a pas deux lunes au ciel,
Le cœur de la jeune fille ne peut connaître deux amours.
A mon père j’obéirai,
De ma mère j’exécuterai les ordres Et je me marierai avec un autre,
Avec un autre, avec la mort prématurée ;
C’est avec elle que je me marierai par contrainte.