‹ Les chants oraux du peuple russeChapitre 96 sur 134 · MORTE D’AMOUR · texte numérisé non relu

MORTE D’AMOUR

Alors elle fondit en larmes, la belle jeune fille,

Et tout en pleurant elle s’écria :

« O toi, mon amour, délices de mes yeux,

Je ne serai plus vivante sous la lumière du soleil Quand tu viendras, ô source de mon espérance !

La femelle du cygne ne connaît pas deux compagnons, La colombe n’a pas deux amis,

Et moi je ne veux pas de deux amours. »

Elle ne veille plus dans la nuit,

Mais le flambeau brûle encore :

Sur la table est posé un cercueil neuf Et dans le cercueil est gisante la belle jeune fille.

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