QUELQUEFOIS, DANS MA CHAMBRE
Quelquefois, dans ma chambre étroite renfermé, Quand la nocturne paix la rend plus solitaire, J'aime m'imaginer dans leur proche mystère Les maisons de ma rue et leur somme calmé.
Et même aussi parfois, songe étrange, j'aimai
Me figurer la ville immense tout entière.
Et ce qui souftre en elle... et l'Europe... et la Terre...
Et les mille univers dont le ciel est semé !
Tout cela se mettait confusément à vivre.
Oh ! les étranges nuits, dont mon âme fut ivre !
Les nuits où longuement je me suis attardé,
— Près de ma lampe au cône étroit de clarté blonde, Ma tête dans mes mains, faible et seul, accoudé, — . Devant la vision fantastique du monde ',