XYII LECTURE DE LA BIBLE
U logique de feu, délice incorruptible,
Vierge, mère de ma raison, Tu tournes avec moi les feuillets de ma bible,
Ton fils habite ma maison.
Le Verbe s'est fait chair, l'Esprit meut la matière,
Les archanges sont à genoux; 0 mon Dieu, pénétrez mon àme tout entière.
L'univers se tourne vers vous.
Vous tenez dans vos mains la durée et l'espace,
L'éternité luit dans vos yeux.:
Sur tout ce qui désire et sur tout ce qui passe
Vous demeurez, splendeur des cieux!
Au fond de la laideur des choses incomplètes
Se satisfait le Révolté : <
Satan, le calme heureux des plus hautes planètes
N'attendrit point ta volonté.
La funèbre splendeur de tes péchés grimace
A travers Farbre défendu, Mais dans nos cœurs encor le Père de ma race
Pleure le paradis perdu.
Je ne veux plus aimer les choses fugitives,
Les voluptés sans lendemains.
0 mon cœur, comme toi, des âmes sont captives
Dans des yeux, sous des fronts humains.
Tes frères, pour nourrii' leur volonté débile.
Ne savent pas, chœur affamé, Sous le soleil du Verbe, aux champs de TÉvangile,
Que les blés de vie ont germé.
0 logique de feu, délice inconceptible.
Grands principes immaculés.
Le vent de Tinfini qui souffle dans la Bible Passe à travers les nouveaux blés.
La race de David que l'Esprit saint, féconde
Fleurit une dernière fois, Et la sueur de sang qui baptise le monde
Tombe des branches de la Croix.