HL
Largeur. . .
Minimum . . .
Épaisseur . .
Ces dimensions sont données d'après les coupes verticales. Il s'agit d'un pollen à grosses cellules.
La fréquence des grains de pollen dans le schiste du Bois d'Asson, estimée d'après les coupes transversales et radiales, est donnée par les nombres suivants :
Nombre des rangs de grains de pollen sur i"" de hauteur Nombre des grains de pollen sur i"* de longueur. . . Nombre des grains de pollen par m. m. 3. de schiste . .
Coefficient vertical du pollen
Coefficient horizontal du pollen (calculé au maximum) (i) Coefficient en volume du pollen (calculé au maximum) .
i536 o,oao o,o5o 0,007
Ce coefficient 0.007 ^^^ certainement beaucoup trop élevé, et d'après les comparaisons que j'ai pu faire avec les schistes organiques dont le coefficient a pu être mesuré plus exactement, j'estime que le coefficient en volume est seulement de 0,00a à
o,oo3.
p. — Les spores, — Je n'ai pas vu de spores de Cryptogames
(c) Dans cet exemple le coefficient horizontal ne peut être obtenu directement par les méthodes ordinaires puisque les grains de pollen ne sont pas visibles dans les sections horizontales. J'ai donc dû me placer dans l'hypothèse d'un cas de fréquence maxima pratiquement irréalisable de manière à obtenir une limite supérieure de Tintervention du pollen. J*ai admis que l'unité de surface horizontale rencontrait toujours la moitié du nombre possible des grains de pollen indiqués par le produit 8 X ^ ^t j'ai donné à chacun de ces grains la surface de 60 {jl X 3o (jl. C'est ainsi que j'ai trouvé o,o5o.
Tasculaires ni de Muscinées dans le schiste du Bois d'Asson. Je n'ai pas vu non plus de spores de Mucédinées comme celles qu'on rencontre dans le charbon humique de Ceara.
Je laisse dans l'apport éolien, non sans quelques réserves, les spores non humifiées de quelques Champignons que j'ai rencontrées dans le schiste tertiaire.
Une première catégorie de spores est formée par des corps ellipsoïdes allongés, cloisonnés transversalement, que j'ai représentés flg. 5i, PI. II. Ils mesurent : longueur a4 H-i diamètre transversal 8 p.. La spore est partagée en quatre segments par trois cloisons trans verses. Les deux cloisons extrêmes étant souvent un peu plus rapprochées de la cloison médiane que des pointes, ces corps sont réduits à une paroi rigide, lisse, brune, qui a condensé le bitume. L'épaisseur de cette paroi est de I (A a. Ces spores sans trous étaient vides de protoplasme, ce qui me fait admettre leur macération. Ces spores sont rares. On ne peut guère les reconnaître sur les coupes verticales. Leur structure est très visible sur les coupes horizontales. Je vois dans ces corps des spores d'Ascomycètes, le terme Ascomycètes désignant pour moi une classe dans laquelle rentrent presque tous les Lichens.
Une seconde sorte de spores ellipsoïdes ressemble beaucoup aux précédentes, par leurs dimensions qui sont : Longueur q4 H'-- Diamètre transversal lo (x. Épaisseur de la paroi i fi. a. Cette paroi est rif^ide, lisse, brune, imprégnée de bitume, mais la spore n'est pas cloisonnée transversalement. Ces spores sont également vides de protoplasme, leur paroi ne montre cependant aucune trace de perforation. — Ces spores sont un peu plus fréquentes que les spores cloisonnées.
J'ai rencontré quelquefois une troisième sorte de spores plus petites que les deux précédentes. Elles sont aussi ellipsoïdes. Ces petites spores mesuraient : longueur, la \l; diamètre, 3 à 4 n'- Eues ne sont pas cloisonnées. Elles ont un trou (fig. 49« PI* H).
e. sa. BERTRAND C. — LES MRNUS DÉBRIS VÉGÉTAUX HUMIFIÉ9.
es menues parcelles végétales déj& humifiées, lors de leur liasement dans la gelée fondamentale, sont extrêmement I dans le schiste du Bois d'Asson, Cette rareté est telle, le forme un des caractères de ce schiste. Je n'ai pn rapir svec certitude à cette catégorie de corps accidentels, que [ues petits morceaux de paroi sclériiiés ou lignifiés et un
lambeau épidermique, avec stomates du type liliacéen dis- ) en files. Ces objets sont brun-noir très foncé. Ils avaient dépassé le degré d'humiScation où la lame végétale condense ment le bitume. Ils ne sont pas encore à l'état de fusain, evrait-on rapporter à ces corps végétaux humiflés avant leur lissement, les trois sortes de spores décrites ci-dessus ? s parois fortement colorées en rouge-brun ont condensé tume, comme c'est le cas des corps humiliés. Mais, d'autre
certaines membranes végétales comme le mycélium des idinées et les parois de leurs spores localisent aussi régunent le bitume sans humification préalable, je laisserai ces •s ronge-brun avec les poussières non humifiées dues à ort éolien.
^ laisse parmi les corps végétaux humifiés enfouis dans la fondamentale, mais non sans hésitation, «n fragment lien et des corps desmidiformes.
ai représenté le fragment mycélicn (fîg. 47. PI- VI). Il con-
en deux gros hyphes formés de cellules placées bout à D'an côté ils paraissaient tenir à un tronc commun très é. De l'autre ils étaient libres et brusquement coupés. I^es Ents cellulaires inégaux mesurent environ i5-ia j* de long I y. de largeur. La paroi est mince, lisse, rouge-brun, irabile bitume. L'épaisseur des cloisons latérales est de i à a ii. cloisons transversales sont plus minces. L'aspect de ces es et leur agencement ressemblent bien plus & l'agencement
des parties d'une Chœtophorée qu'à l'état mucédinéen d'un Ascomycète. La paroi gélosique d'une Chœtophorée aurait donné à mon avis une lame jaune d'or analogue aux corps jaunes donnés par le Botryococcites ; j'écarte donc l'attribution de ces filaments à cette catégorie d'algues et je laisserai ces filaments avec doute près des filaments mycéliens. Je n'ai rencontré que deux exemplaires de cette sorte de débris.
Sous le nom de corps desmidiformes je désigne des corps rouge-brun à double profil (fig. 58 A et B, PL II). Vus par le sommet ce sont des disques elliptiques mesurant !i4 ^ 36 (& de long sur i6 à ao (JL de large. De profil ces corps montrent un léger étranglement entre deux demi-ellipses à la façon des Cosmarium. L'une des moitiés est plus petite que l'auti^e. La paroi rouge-brun, très mince, est imprégnée de bitume. Le contour et la surface sont parfaitement lisses. 11 n'y a aucun indice de protoplasme intérieur ni de perforation de la paroi. Ces corps desmidiformes sont assez fréquents. On en trouve i à q exemplaires par centimètre carré de section horizontale. Quand ils se présentent de face on les confond parfois avec les spores non cloisonnées. Quand ils se présentent de trois quarts par la tranche, on dirait un groupement de quatre spores fuselées. — J'écarte l'attribution de ces corps aux Desmidiées, par la même raison que j'ai écarté l'attribution du mycélium aux Ghaetophorées. Je ne puis indiquer cependant une autre attribution justifiable. Ces corps me paraissent pourtant de nature végétale.