‹ Les Charmettes; Jean-Jacques Rousseau et Madame de WarensChapitre 29 sur 91 · ARTHUR DUBOSC · texte numérisé non relu

ARTHUR DUBOSC

Je ne commente pas.

Je pourrais donner cent autres exemples de l’esprit français; mais je dois citer aussi ce cri éloquent, ce cri d’un enfant trouvé :

« O Jean- Jacques, si j’étais ton fils !

11 n’avait signé que par une seule initiale, l’ini-

tiale du nom de baptême, puisqu’il n’avait pas de nom.

Dusaulx voulait persuader que Rousseau ne s’était pas repenti d’avoir mis ses enfants à l’hôpital, qu’il s’en applaudissait et qu’il aurait été très-fâché d’en retrouver un. Comme le dittrès-bien son historien, « l’expression du repentir est souvent retracée dans ses ouvrages. Jean- Jacques a parlé du mauvais exemple que ces enfants auraient eu sous leurs yeux; la famille de Thérèse n’était composée que de détestables sujets, avait-il le moyen de les élever, lui qui , pour vivre, copiait de la musique du matin au soir, et qui n’a recueilli de tous ses travaux que \ ,450 livres de rente viagère, seule fortune qu’il eût à sa mort! Enfin, comme il pensait que, dans quelque condition que ce soit, l’homme devait apprendre un métier pour trouver dans son industrie des moyens d’existence indépendants du sort et des événements (opinion dont il a mis le précepte en exemple dans Émile), croyait-il manquer à ses principes en plaçant ses enfants dans une maison où la seule éducation qu’on reçût alors était d’apprendre un métier? »

Selon madame d’Houdetot, ce fut Thérèse qui voulut donner « cette destination à ses enfants. »

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