CHAPITRE XII
Le très curieux chapitre de ses commentaires, où Blackstone
traite des offenses contre Dieu et la religion, est à lire tout entier.
bacs, ponts, routes, cours d’eau, travaux publics, voy. notamm. — C.S., 169°- 1776, passim; loco cit., passim, surfout 111, 118-119, 190-199, 133- 134, 136-137, 139, 149-143, 148- 149, 103-154, 159-161, 177, 179- 180, 189-183, 195, 200-204, 216, 213-246, 254-260, 964-267, 975, 977: 279-283 ; — Conn., loco cit., 31-36, 513 — Gie., 1766, 1767, 179733 loco cit, 129-130, 145-146, 188-189, 1923 — Md,, 1704, c, »1, Sa; 17ah,e. 14,8 9-3; 1748, c. 90, S3: 1703, © 16, S 93 1796, €. 10, Wo-3; -— M,B., 1641, 1648, 1693, 1099, 1696, 1719, 1726, 1760; heo cit., 55-56, 110-111, 269, 280- 981, 294-995, ho1-hoo, AA8-Kh0, Ga3-Ga/; voy. aussi 196-197, 9267- 68, 308, 439-4lo, 459, 49h, 505- 907, 6193; — N.-H., 13, Anne; 4 et », Georges [3 loco cit., 34-35, 63, 101, 153-1593 -- N.41.,1704,1713, 1714,
1716, 1717, 1703, 1774: loco cit.,
30, 38-42, 259-260, 386, 403; — NeY., 1904-1773, pussim, notamm.
1704,1708,1713,17920,1791,179h, 1726, 1730, 1753, 17043 loco cit., passin, notamm. 45, 53, 69, 76, 93, 108,118-120,196-197,137, 140, 318- 321, 339-340; — Pie., 1700, 1705, 1719,1717,1718,1799,1706,1769, 179703 loco cit, 9-19, 54, 65, 837, 119, 918-319, 358, 373, 378-379; voy. encore 189, 374, 393-398, 445, 118, 40933; — RTL, 1741-1770, passim: loco cit, , passim, notamm, V, 40, 156, 927, 365, h7a; VIT, 41, 200; — Vie., 1619-1773, passim: loco cit., Là VIT, passim. — Comp., ci-dessus, 110-190, 299, passim.; el, ci-après, ch. x1 et xux,
0) Comp. notamm. Blackstone, |, 11/-115, 190, 964-065, 346, 357- 399, 394-305, h71-h7h, h8a-h8h; IT, 35: IE, 47, 923 IV, 83, 198, 15, 145-146, 166-167, 90, 9243-21, 247-250, 300, 370-371, 377: 06, cidessus, 194-199.
S'il fallait chercher une excuse à la rigueur des lois coloniales, en matière religieuse, on la trouverait dans l'exemple que la mé. tropole donnait à ses colonies.
L'Angleterre ne se contentait pas de protéger les croyances et les coutumes communes aux fidèles de toutes les communions chrétiennes. I ne lui suflisait pas d'interdire, le dimanche, certains jeux publics en tout lieu, d’autres dans toute paroisse au moins aux gens qui n'y avaient pas leur résidence habituelle, partout le transport des voyageurs, toute autre vente que celle des aliments, sauf quatre fois lan, et tous autres travaux que les travaux indispensables. Elle ne croyait pas faire assez de punir quiconque n’assistait, les ‘limanches et jours de fête, au culte d'aucune des communions proteslantes, où gardait chez lui des gens coupables d'une pareille impiété. F ne lui suflisait même pas de châtier la sorcellerie, qui lui paraissait facilement l'effet d’une véritable possession du démon, toute prétention à des révélations d'en haut, le blasphème, le juron, toute profanation du nom de Dieu ou de la Sainte-Trinité, la négation de la vérité du christianisme. celle de l'autorité divine de l'Écriture sainte. celle de la divinité de Pune quelconque des personnes de la Trinité, l'affirmation de l'existence de plus d'un Dieu. Elle faisait
plus encore : elle avait sa religion d'Etat, pour laquelle étaient
loutes ses faveurs et sa protection la plus ferme. Elle dotait l'anglicanisme d'un clergé privilégié. Elle en défendait les préceptes même contre le simple dénigrement, la liturgie contre toute pratique contraire de prétendus anglicans. et, à plus forte raison, contre toute obstruction violente, Elle en admettait les seuls adeptes soit aux emplois civils et militaires que la couronne conlérait, soit même aux charges électives descités et des corporations. Elle paraît n'avoir voulu, en principe, accorder qu’à eux le bénélice de la naturalisation. et, en matière criminelle, celui de la
réhabilitation. Jusqu'à la dix-neuvième année du règne de
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les écoles. Ce ne fut même pas sans avoir souffert de vives persécutions que les protestants dissidents obtinrent d'être simplement tolérés par elle. Encore ne cessèrent-ils point de subir sa défiance, , LA! ’ \ . . . nl
Jusqu'à l'excès, astreints. avec un soin tout particulier, aux ser ments d’allégeance et de suprématie, tenus de faire connaître, au moyen de déclarations régulièrement enregistrées, les lieux où ils 'assemblaient pour les cérémonies de leurs cultes, obligés, quand ils sy trouvaient réunis, de n'en fermerles portes, ni à clef, ni à l'aide de barreaux, tandis que leurs ministres, eux, devaient
souscrire certains articles de foi, au moins afin de se proclamer
chrétiens et protestants, et d'aflirmer qu'à leurs yeux lEeriture
sainte était la volonté révélée de Dieu, la règle de la doctrine et de la vie, Des peines nombreuses, trop souvent terribles, servaient de sanction aux lois édictées sur la religion. Suivant la qualité des coupables, la nature et le nombre des offenses, on les vit s'élever de la simple amende où de la saisie de menus objets à la confiscation totale des meubles où à l'incapacité de posséder des immeubles, de la prohibition de recevoir toute charge ecclésiastique à celle d'exercer toute fonction publique, du pilori, peut-être du fouet, de la prison temporaire, à lincarcération perpétuelle et à la mort. Le simple refus de signer la déclaralion contre le papisme rendait tout individu passible de peines diverses, notamment de la déchéance du mandat législatif, Le supplice capital avait réprimé pendant longtemps l’apostasie et lhérésie, laissées sans définition ou mal définies; le danger de lencourir poursuivit les catholiques jusque dans le dernier état du droit, presque comme l'ombre suit le corps. Les entraves mises à leur culte, la surveillance constante et minutieuse de leurs actes, les vexations dans les choses les plus innocentes, les accusations tout ensemble les plus graves et les plus injustes, la perte
des droits les plus nécessaires dans l'ordre purement civil, le
nombre et la sévérité particulière des châtiments établis contre eux, les mettaient réellement hors la loi, Blackstone, comme honteux pour son pays de tant de rigueurs, veut qu’elles n'aient guère été appliquées sans tempéraments. N'était-ce pas déjà beaucoup
trop qu'elles demeurassent autorisées par de véritables lois 1?
Les colonies imitèrent donc la métropole. Avant la révolution de 1776, nulle part la liberté, en matière de religion, ny fut complète, et presque partout elle y fut nulle, à diverses époques, On sait que les premiers colons étaient des gens religieux ©, dont plusieurs ramenaient même tout l'art du gouvernement à l'observation de préceptes tirés des Écritures saintes), On sait aussi que nombre passaient pour hérétiques dans la métropole, et ne la quittèrent qu'afin d'échapper aux persécutions. Dans leur nouvelle patrie, beaucoup se firent persécuteurs à leur tour, sans commettre en cela, on le sait encore, la moindre inconséquence ”.
Si l’on excepte le Maryland , au temps où ils y formaient la majorité, et peut-être le Rhode-Island, la Pensylvanie et le Delaware, dans lesquels Pesprit de rare tolérance de Roger Williams et des quakers ne cessa guère de prévaloir, les catholiques furent partout, pendant toute la période coloniale, hors de la loi commune, soumis, quand ils ne voulaient renier leurs croyances sous la foi du serment, à des rigueurs incessantes et odieuses, parmi lesquelles, auprès de l'interdiction banale de l'accès aux fonctions publiques, la prohibition du culte et de l'enseignement religieux, Pincapaeité pour les parents d’avoir la tutelle de leurs propres enfants, la confiscation d'une portion des biens du père et de la mère, peut-être des
autres ascendants, au profit des enfants ou descendants apostats,
D Blackstone, IV, 1-65. @ Voy., sur la condition du Conn., à Voy., ci-dessus, [, 10-199 , passin, cet égard, en 1638, Bancroft, [, hoinolamm, 59-62, 67-73, 108, 114, hoh,