L'INSTRUCTION PRIMAIRE
également Pattention. Dès 1649, dans le Massachusetts, il fallait que les parents apprissent à leurs enfants, les patrons à leurs apprentis, à lire couramment l'anglais M. A compter de 1647, toute commune rurale qui comptait cinquante foyers y était tenue d'entretenir un maitre chargé d'enseigner la lecture et l'éerilure à tous les enfants, et tout bourg de cent foyers d’avoir une école de grammaire avee des professeurs capables de préparer à l'enseignement de l'université %; ou encore, de bonne heure, chaque bourg où agglomération de cinquante chefs de famille dut y avoir au moins un instituteur: chaque agglomération de cent, une école de grammaire; les groupes de cinq cents, chacun deux professeurs de grammaire et deux d'écriture et de lecture, La colonie essayait même vers 1675 de faire instruire les Indiens \u plus tard, vers les premières années du xvin' siècle, des écoles, imitées de celles de Angleterre proprement dite ou peut-être plus encore de celles de l'Écosse, sont établies dans toute la Nouvelle- Angleterre, des classes de latin dans ses grands villages), et, au milieu du siècle, elle compte peu d'adultes qui ne sachent lire et écrire ®, Dès avant la fin du xvn siècle, le gouvernement du Maryland tentait de fonder des écoles dans tous les comtés, et, au début du xvm siècle, des bibliothèques dans les paroisses *. Bientôt, dans tout comté ou toute commune de la colonie, les enfants devaient recevoir l’enseignement de la lecture, de lécriture, de là grammaire, et, en certains lieux, même hors des collèges proprement dits ou des universités, celui des mathématiques. du latin et du grec. Il n'était pas rare, soit dans la Nouvelle-Anglelerre, soit dans le Maryland, que Finstruction religieuse fût pres-
erite, ou même que les maîtres, astreints à l'orthodoxie, subissent
D Bancroft, L, 458. Bancroft, IV, 349-150: comp., ? Ibid, Il, 196, ® Baneroft, I, 93. 0 Baneroft, HE. 51
| Bancroll, IE, 311,