LDERMEN. LIEUTENANT-GOUVERNEUR, SHÉRIFS
celle-ci, et pourvu que sa conduite demeurât borne, il conservait son mandat, sa vie durant), — Enfin, au temps même de ces constitutions fondamentales de 1669, dans la Caroline, le gouvernement de chaque bourg devait appartenir à un maire, à douze aldermen , sorte d’adjoints, et à un conseil de vingt-quatre membres, sorte de conseil municipal : les habitants domiciliés et les propriétaires nommaient le conseil ; la cour du palatin choisissait les aldermen parmi les membres du conseil, et le maire, parmi les aldermen (*,
On voit qu'à l'égard de ces divers fonctionnaires les textes constitutionnels sont sobres d'explications. Les lois et les usages de la métropole et des colonies elles-mêmes fournissent des notions plus précises. Pour ne parler que des lois coloniales, il ne sullirait pas sans doute de faire observer ici, par exemple, que le lieutenant-gouverneur était essentiellement le remplaçant éventuel du gouverneur, le secrétaire d'État et les commis des comtés principalement chargés de la garde des archives locales, l'inslilution anglaise des shérifs et des constables implantée dans presque loates les colonies, le shérif réellement le chef du pouvoir exécutif dans le comté, et le constable surtout invité à tenir la
main à l'exécution des règles de police. Il faut analyser, avec plus
de soin, les nombreux documents où se trouve définie la condition du grand nombre de fonctionnaires que ces lois établissaient audessous du pouverneur et de son conseil de gouvernement.
Le lieutenant-gouverneur était d'ordinaire assimilé au gouverneur que son mandat même lobligeait à remplacer, en cas d'empêchement
5$ 82-83; Poore, 1, 1/05. Voy. nolamm. Conn., L., 1707: Lomp., ci-dessus, p. 107. Statules , Acts and Laws, édit. de 1719, ) $ 923 Poore, Il, 1406, p.133;—M,B.,1647; Charters and Ge- Voy. ci-dessus, p. 31, 78, 104- neral Laws, édit, de 1814, p. 106; —