I. Biblioth. imp., ancien fonds français y n» 8622, f
La signature Seule est d'elle. Ces deux lettres sont inédites et ont échappé aux recherches du prince LabanofF.
(( bonne grâce, vous donner en santé longue et heu- (( reuse vie.
({ D'Amboise, m aoust*.
« Vostre humble et obeyssante sœur,
» Marie. »
L'intrépide amazone dont le nom reparaît si souvent dans les ballades de la vieille Ecosse, devait suivre François II dans ces grandes chasses au cerf dont nous a parlé Chantonnay; mais nous n'en trouvons nulle part la trace. Le seul qui nous ait parlé d'elle, c'est un ennemi, Trockmorton, l'ambassadeur d'Angleterre. Voici ce qu'il mandait de Blois à Elisabeth, le 27 décembre iSSg :
« Le 1 9 de ce présent mois la reine de France a échappé merveilleusement à un grand danger. Elle suivait à cheval la chasse au cerf et a été jetée bas de son cheval par une branche d'arbre. Cette chute a été si prompte qu'elle n'a pu appeler à son secours ; elle était pourtant suivie par les gentilshommes et dames de sa chambre; mais ils ont passé à côté d'elle sans la voir, et si près que leurs chevaux l'ont effleurée, et foulé du pied sa toque qui était tombée. Dès qu'elle fut relevée, elle dit qu'elle ne
I. (Autographe). Biblioth. imp., Ancien fonds français, no 8652, fo. 5
sous LES VALOIS.
s'était fait aucun mal ; d'elle-même elle remit sa toque, arrangea sa toilette, puis s'en retourna à la cour; elle a gardé sa chambre jusqu'à ce que le roi se fût éloigné. » L'ambassadeur anglais ajoute : « Elle ne se sentira pas de cette chute, mais elle est bien déterminée à renoncer à ce genre d'exercice*. »