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LES ANIS

Ces orotophagidés ont quelque ressac blanea avec la pie. Trois espèces dacegenre, ne différant guère enir'ellesquf pap la taille et la forme du bec, habitent le Brésil et l'Amérique méridionale : l'ani des palétuviers, l'anidessavepei et l'ani à bec rugueux.

Le premier, un peu plus grand que la pie et de (r51 d( long, se tient surtout dans les lieux tranquilles et buis* sonneux de l'Amérique méridionale; le troisième, d( moindre taille, vit dans les forêts qui bordent les cours d'eau de la Guyane et du nord du Brésil. Ouant h l'ani dei Savanes, gros à peine comme le coucou, U a une aire it dispersion bien plus étendue que celle de ses CQngén^Fçs au Brésil, on le rencontre partout, excepté dans les grandes forêts, et il se montre en si grand nombre h la Guyane à la Jamaïque, à Sainte-Croix, que nous croyons devoir m nous occuper presque exclusivement que de lui.

II a 0°37 de long et 0"43 d'envergure ; son bec, de II Longueur de la tète, est fortement recourbé à la pointe avec la crête de la mandibule supérieure élevée et trèi tranchante ; le^ plumes de la têtç s^t larges ; l'œil ee gris ; le bec et les pattes sont noirs ; eqtin l'oiseau est bleu noir.

Il se reiwoptre toute l'anoée dtins les champs, ïk où si twmve uupâturage, un U,eu découvert où poussent quel ques arbres, quelques buissons. ■ Qet^ oia^^i di^ lii.itl, es

hardi, nullement craintif en apparence, mais jamais il ne manque de signaler par un cri l'approche de l'homme. »

Après Forage, on voit toujours une bande d'anis sortir du fourré, volant, la queue étalée, vers un endroit où rhumidité a animé et fait jaillir de terre tout un monde d'insectes. Par les journées brûlantes, un peu après-midi, la troupe gagne les cours d'eau et se divise alors en petits groupes, qui, leur soif étanchée, restent sur le sable du rivage jusqu'au coucher du soleil.

L'ani n'est pas maladroit. À terre, il saute ou sautille, en levant les deux pattes simultanément ; parfois, il court en mouvant une patte après l'autre. Sur les arbres, on le voit très agile. Mais il n'en est pas de même dans l'air ; la longueur de sa queue et la brièveté de ses ailes rendent, à la moindre brise, son vol presque sans force, d'autant que ses muscles ne sont guère vigoureux. « Aussi n'agite- t-il que bien faiblement les ailes et Gosse a-t-il raison de dire qu'alors il ressemble à un poisson plus qu'à un oiseau. »

Son cri a quelque chose de singulier et de nasillard ; il est très déplaisant, d'après Schomburgk, et lui a valu le nom de vieille sorcière que les colons lui ont donné.

Le régime des anis est très varié. Ils vivent d'insectes, de vers et, par moments, de fruits, sans compter les petits lézards. On les voit de plus débarrasser familièrement les bestiaux de leurs parasites.

Les auteurs ne sont pas absolument d'accord sur le mode de reproduction de ces oiseaux. Jusqu'à plus ample informé, tout nous porte à croire que le coroya des Brésiliens est le seul qui niche en société, avec un nombre d'œufs de vingt à trente, et que les deux autres genres n'en pondent isolément que de cinq à sept. Ces oiseaux couvent avec ardeur sur des buissons peu élevés, dans les forêts et jusque près des habitations, ayant toujours grand soin de ne pas quitter le nid sans recouvrir les œufs préalablement de feuilles.

€ Au dire de Schomburgk, les jeunes sortent du nid avant de pouvoir voler; ils sautillent au milieu des branches avec autant d'agilité que leurs parents. Au moindre danger, les vieux fuient en poussant des cris sauvages et les petits, sautant à terre, vont se cacher dans les herbes. »

La chair des anis est peu prisée par les Européens, mais les Indiens, qui mangent de tout, sont bien loin de la dédaigner*

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