CHASSE DU PTERNISTE A COU ROUX
c La chasse de cet oiseau^ diaprés Brehm, est facile dans la saison des pluies. On va alors le long des lits des torrents et on y tire autant de francolins que Ton veut ; mais il faut les tuer raides sans quoi ils échappent, même à un bon chien, en se glissant dans les buissons. >
A toute autre époque, le pterniste, qui ne se montre presque jamais à découvert, se tient sur ses gardes. Quand un chasseur l'approche, il court rapidement vers le premier buisson, s'y cache, file comme une flèche de ce refuge à un autre, toujours soigneux de se dissimuler, ce à quoi il se sent aidé par la similitude de coloration qui existe entre son plumage et le terrain. Ce n'est que lorsqu'on le surprend brusquement à découvert ou que l'on met un chien alerte sur sa piste chaude qu'il s'enlève avec bruit, pour gagner de suite un autre buisson et puis continuer en courant sa manœuvre habituelle.
Ce tir est des plus faciles, parce que l'oiseau s'envole assez lourdement; on peut l'exécuter fructueusement avec du plomb numéro 6.
Les indigènes capturent un grand nombre de pternistes à l'aide de filets. On ignore comment et à quelles époques ils opèrent.
La chair de ce francolin est très savoureuse; c'est un gibier qu'il rappelle beaucoup la pintade.
L'OpONTOPHORE TYPE
lonlophore type ou à dents, le capuere des Brésiliens, es plus grandes espèces de la famille, présente une Bur de ©"46 ei une envergure de 9^49 ; l'aile est de la queue de 0"08.
le sommet de la tête brun ; la ligne naso-oculaire ge igeant jusqu'à la nuque, d'un brun-roux, chaque i étant finement ponctuée de jaunâtre; la nuque, le s aiies, la queue, brun-jaune ; toutes les plumes du u dos, du croupion et de la qneue, d'un jaune-roux; de la face inférieure du corps d'un gris-ardoise, es de brun ; l'œil brun, entouré d'un cercle nu d'un de chair foncé ; le bec noir ; les pattes d'un rouge ilr grisâtre. La femelle ne diffère du mâle que par sa ir pins terne et son dessin moins net. oiseau habite une grande partie de TAmérique du l s'y montre surtout commun dans les fbréts vierges côle^jrienlBie. H remplace au Brésil le tétras urogalle ope, etvitauplusépais des bois, par couples d'abord Lis tard, par compagnies.
l'arrivé pas jusqu'aux buissons qui recouvrent la mais, malin et soir, on peut entendre sa voix retenite au loin dans les grandes forêts, où, au crépuscule, lit la petite bande perchée sur une basse brandie et i les uns contre les autres, pendant qu'ils poussent cris perçants.
Le couple, ou la compagnie, cherche sa nourriture larmi les feuilles sèches, tout en marchant, ou bien il ueille sur les arbres des baies el des Triiits.
f Nous avons trouvé, dit le prince de Wied, le nid de cl oiseau à terre, au milieu de larorêt; il renferme ordilairement de onze à quinze œufs. Je n'ai jamais remarqué |ue plusieurs nichassent ensemble, et je ne crois pas qu'ils 'établissent pour cela sur des arbres. ■