LE PTERNISTE A COU ROUX
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Le francolin d'Afrique a 0"44 de long et 0^69 d'envergure; Taîle 0"20 et la queue 0°H. La femelle est plus petite d'un dixième environ.
Cet oiseau a toutes les plumes (sauf celles du haut de la tête) marquées en leur milieu d'une tache triangulaire allongée, d'un blanc jaunâtre, et bordées de blanc, ee qui constitue un dessin uniforme* Les rémiges primaires diffèrent des autres plumes en ce qu'elles sont bordées de jaune en dehors, et portent sur leurs barbes internes une tache jaune, large et allongée ; les plumes de la queue sont irrégulièrement rayées de brun et de jaune. L'œil est brun clair, entouré d'un cercle nu rouge-vermillon ; la gorge est jaune, entourée et tachetée de rouge foncé ; le bec brun foncé est rouge à la base ; les pattes sont brun foncé.
L'aire de dispersion du pterniste à cou roux s'étend du nord de l'Abyssinie aux pays de Somali ; toutefois on ne Ty rencontre jamais à une altitude tant soit peu élevée.
Cest le premier oiseau que l'on trouve quand on se cfirige de la côte de la mer Rouge vers les montagnes. Il habite par couples ou par familles les foui^rés au bord des torrents, et, plus ces fourrés sont étendus et inextricables, plus il s'y montre en abondance ; mais, à partir des premiers contreforts, on cesser dr hr voir, 11 est monogame.
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Le francolin d'Afrique ne se montre pas plus à découvert que celui d'Amérique. Comme ce dernier, il est passé maître à la course et il ne se décide à s*enlever que quand on le surprend subitement ou qu'un chien est sur le point de le saisir.
Son vol est assez facile ; il volèle d'abord, puis, arrive à une certaine hauteur, il plane, se rapprochant sous ce rapport du tétras urogalle.
Le cri de cet oiseau est bien celui d'un tétraonidé, quoique souvent il rappelle ceux de la pintade et de la starne grise.
Les mâles sont aussi jaloux que les autres gallinacés. Il n'a pas été possible à l'époque des amours (avril-mai) d'être témoin de leurs combats, mais les cris provocateurs de l'un et les réponses courroucées de l'autre ont suffi aux auditeurs pour se rendre compte de la vivacité du tournoi.
« J'ai trouvé, dit Brehm, un nid dans un buisson très épais, à ras du sol, au milieu de plusieurs troncs d'arbrisseaux. Il était fait de feuilles et de plumes, et renfermait six œufs en tout semblables à ceux d'une petite poule. La femelle trahit elle-même l'existence de son nid.
tf A mon approche, elle sortit du buisson, s'éloigna d'une cinquantaine de pas, battit des ailes en criant hihaerr^ dans l'intention évidente de m'attirer. Je reconnus le buisson et la suivis. Elle s'en alla, sautant, voletant, criant sans cesse, me conduisit de la sorte à environ cinq cents pas, puis, s'élevant toul-à-coup, elle revint au nid. Je ne pus voir le mâle, mais je ne doute point qu'il ne fut dans les environs.
Les pternistes supportent assez bien la captivité en Afrique, mais jamais ils ne se défont entièrement de leur sauvagerie.