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Tous scmblonl avoir le ïnême genre de vie. Il leur faut des localités couvertes, des buissons el des taillis laiî^sanl entre eux des espaces nus. Les vallées broussailleuses, les forêts dont le sol est peuplé d*arbustes, les steppes où ne croissent pas seulement de hautes herbes, les plateaux élevés des montagnes, les versants à végétation luxuriante, peu escarpés /nais comme semés de roches, sont des endroits qui conviennent parfaitement aux pintades.
On ne saurait sans réserve les qualifier d'oiseaux sédentaires ; car, à certaines époques, il s*en trouve dans des forêts et des steppes où on n'en voit point d'habitude, et Kirk dit expressément que dans Test de TAfrique, au commencement de la saison des pluies, elles se retirent à Tintérieur des terres, s'y séparent et se reproduisent.
La pintade a des instincts sociaux très développés; aussi est-il fort rare de rencontœr un couple isolé, tandis que des familles de quinze à vingt individus s'observent couramment, et que l'on voit même des compagnies de plus d'une centaine. Ces groupes ont chacun pour guide un vieux chef qu'ils suivent aveuglément; dispersés en face d'un danger, ils se rallient vite à sa voix.
Tous ces oiseaux passent la nuit sur des points élevés. Ils préfèrent les grands arbres au bord d'un cours d'eau, parla raison qu'il est très difficile de les en déloger; ou bien, le soir venu, ils grimpent dans les montagnes, le long des parois rocheuses, et s'établissent pour dormir en sécurité sur des pointes et des arêtes de roches inaccessibles aux carnassiers.
Le vol peu soutenu de la pintade est tout particulier; elle donne à l'essor des coups d'aile vibrants, puis elle glisse un instant dans l'air, comme en planant.
Sa course, à terre, n'est pas assez rapide pour la soustraire à la poursuite d'un carnassier agile; mais, gnice à son plumage sombre, elle peut échapper à sa vue au milieu <le picnvs ayant la même teinte.
Le cri de ces nuniididés, semblable au son d'une trompette, est fort difficile à décrire. Ils le poussent à plusieurs reprises, surtout le matin et le soir. Aussi, pour peu qu'ils soient nombreux, leur cantonnement est-il promptement connu.
Le régime varie avec les saisons. Au printemps, lors des pluies, ces oiseaux se nourrissent principalement d'insectes, de sauterelles surtout. Plus tard, ils mangent dès baies, des feuilles, des bourgeons, des pousses d'herbes, des graines de toute espèce.
On n'a pu jusqu'à ce jour observer le mode de reproduction des pintades, mais on sait que la femelle pond, au milieu d'une épaisse touffe d'herbes, depuis douze jusqu'à vingt œufs.
L'incubation semble durer vingt-cinq jours. Peu après réclosion, les jeunes picorent aux alentours avec les parents. Leur croissance est rapide, et, dès qu'ils ont atteint la moitié de leur taille définitive, ils sont en état de les accompagner partout et de se percher avec eux sur des arbres pour la nuit.
Les pintades sauvages n'arrivent jamais à être aussi privées que les poules domestiques. Même dans leur patrie, on ne réussit pas toujours à faire reproduire les captives ; chez nous, à plus forte raison, les tentatives ont eu peu de succès; cela tient-il à l'habitude que Ton a de ne donner qu'un seul mâle à plusieurs femelles ? Nous croirions avec Brehm que cette manière de procéder est en opposition avec le naturel de ces oiseaux et qu'il y a lieu dès lors d'y renoncer.
La chair des pintades est excellente et de haut goût. Si les vieilles se montrent souvent un peu dures, en revanche les jeunes, qui ont atteint la moitié et plus de leur développement, fournissent des rôtis tendres et délicieux