‹ Les chasses du globeChapitre 162 sur 206 · CHASSE DU MARABOUT A SAC · texte numérisé non relu

CHASSE DU MARABOUT A SAC

« Poursuivi par un chasseur, le marabout regarde gravement autour de lui, mesure l'espace qui le sépare de son ennemi et règle ses pas là-dessus. Dans une plaine où il peut toujours conserver sa distance, il se laisse rarement approcher à portée de fusil ; il ne s'envole pas, il marche à trois ou quatre cents pas devant le tireur. Après quelques coups de feu, il devient en effet d'une prudence excessive; il connaît la portée des armes et sait parfaitement distinguer les noirs des blancs.

€ On ne parvient guère à surprendre ces oiseaux dans

1 les endroits où ils passent la nuit. Pour peu du reste qu on

I les ait effrayés de jour, ils volent jusqu'à l'aurore au-des-

^ sus des arbres sans se poser.

f « On réussit mieux à les prendre en vie, et encore sont-

ee les indigènes qu*il ftut employer parce qu'ils eicitent moins leur défiance. On attache un os de mouton à une ficelle longue, mince, mais solide, et on le jette au milieu des débris de viande* Le marabout vol^aee ravale, se

- prend comme à un hameçon, et il est facile de s'en rendre

maître si on ne lui laisse pus le temps de régurgiter son os. *

On ne peut jamais tirer cet oiseau qu'avec du plomb zéro, des chevrotines ou à balle Tranche.

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