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LES TORTUES DE MER

Tous Ces airinraux sont essenlienemenl marins; chez cnx, les membres dcvieiment des nageoires plus puissantes toujours à l'avant qn'à l'arrière;

« La carapace est fort dépi-imée', cordiforme, plus large antérieufemerK que postérietirement ; la lêle et les membres ne peuvent s'y abriter. Le cou apparaît court et épais, les yeux grands-; la qneue, courte et tronquée, est recouver le d'éeailles.

«■Bien que ces tortues, nommées vulgairement Tlialas-

sites, ne vivent autant dire que de plantes marines

d'après Brelim, elles possèdent des niàcltoii'es robustes'

dans le genre des rapaees, très solidement articulées et

servies par des nmecles très développés. Leur bec de

n liant et en bas, est coupant sur les bords

îeset le plus souvent deotelés en scie. »

es Imbitent eselusivenient la liauto mer;

il janiais sur les plages que pour pondre.

par bandes plus ou moins nombreuses,

mers des pays cliauds^sous la zone torride

istns l'Océan Equinoxial, aux Antilles, dans

que, dans l'Océan Indien. Les très rares

ou observés dans la Méditerranée, ne sont

ic des animaux égarés.

Ces tortues sont généralement très sociables; aussi les rencontre-t-on toujours en bandes sur les poîirfs qu^elles affectionnent au large. Là, on les voit nager, flotter, dormir même« à la surface de la mer ; seulement, à la moindre alerte, toutes disparaissent arec une telle vitesse qu'on serait tenté de croire qu*elles volent dans Teau.

Douces, timides, plus prudentes que courageuses, les thalassites se défendent rarement; d*babitude, leur résis* tance se borne à se cramponner de toutes leurs Ibrces nlmporte à quoi lorsqu'on veut, faute de pouvoir briser la carapace, les enlever avec cette couverture.

A des époques qui varient avec les lieux, on voit les femelles quitter la haute mer pour gagner les endroits où elles ont coutume de pondre. Leur choix se porte invaria* blement sur les points sablonneux des plages et îlots inhabités, pourvu qu'ils soient à Tabri des plus forles marées. Pendant la ponte les mâles restent à la mer en vue des côtes.

« Tar venue à quelque distance du rivage, dit le prince de Wiod, la tortue femelle s'en approche avec de grandes précautions, n élevant que la tête au-dessus de Teau, tout en langant de forts sifflements pour effrayer sans doute les ennemis qu'elle croit embusqués. Ix)rsqu'aucun péril ne lui apparaît, elle aborde après le coucher du soleil et se traîne jusqu'au point convenable, qui est parfois assez distant du littoral.

c Autant elle était craintive et méfiante avant d'atterrir, autant elle perd toute circonspection au moment de pondre. La présence de l'homme ne l'émeut point; elle creuse devant lui le trou cylindrique, de 0*28 de diamètre, qui va recevoir ses œufs, et il est loisible alors d'en enlever à la main, sous elle, jusqu'à une centaine en moins de douze minutes. Si on la touche ou si on la soulève à ce moment, elle ne manifeste son impatience qu'en soufflant comme loie dérangée sur son nid.

« I^ ponte terminée, ranimai recouvre le Iroii, tasse fortement le sable et regagne la mer; mais tout n*est pas fini, car, au bout de quelques jours {50 an plus) et à la même place, pareille opération recommence. Si bien que le chifTre total des œufs enfouis par une lemelle adulte dépasse parfois 300. »

Au Brésil et dans le détroit de Malacca, ces deux pontes ont lieu en décembre, janvier et février; sur les îles Tortugas, d*avril à septembre; sur la Cote-d*Or, de septembre à janvier.

La chaleur du soleil dans ces climats brûlants amène réclosion au bout de quinze à vingt jours. On voit alors émerger du sable des myriades de petites tortues, ayant de O^Oe à 0"08 de long, blanches et comme ridées, dont la carapace n'est point encore formée. D'instinct, elles se dirigent vers la mer où toutes n'arrivent pas, pillées qu'elles sont en roule par les mouettes, les hérons et autres oiseaux carnassiers; parvenues enfin à l'onde salée, il leur reste encore un large tribut à payer aux poissons et aux crocodiles qui les happent de leur mieux.

La chair de plusieurs espèces de tortues est très recherchée dans rinde et surtout à Ceylan ; mais celle de la thalassite verte, vulgairement dite tortue franche, occupe la première place chez les gourmets. Par malheur pour la classe pauvre, il parait que la Luth, la plus grosse de toutes, qui dépasse i mètres de long et pèse jusqu'à 600 kilogrammes, n'est pas mangeable.

A certaines époques de l'année, il faut, dit-on, s'abstenir de la chair des meilleures tortues sous peine de s'exposer k des accidents très graves et même parfois mortels.

Les œufs sont excellents, quoique le blanc ne se coagule point par la cuisson ; le jaune a un goût délicat et fin.

Quant à la graisse, elle peut, étant fraîche, être avan^ tdgeusement employée à la cuisine.

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