E DES TORTUES DE MER
is {.le la Gayanc, dit Law^pède, on prend les avec un rdcl nonuuv folle.
;st large de cinq à sepl mëircs et long de îl; ses mailles ont 0"34 d'ouverture et le est de O'"003o.
:, de deux en deux mailles, deux Ilots de lits d'une tige épineuse, aussi légère que le idiens nomment mouroii-imitcou ; puis, on I rdct, pour le tenir bien tendu, quatre ou poids de vingt-cinq kilogrammes cliacune; K bouts qui sont à fleur d'eau, on met des cou-moocou destinées à marquer l'emplatx-
s'établissent' ordinairement ti*^s pros du |ue les thalassites viennent brouter des us qui croissent sur les rochers dont ces it bordées.
folle commence àcai;T,c'est-àdireà s'en- ■té plus que de l'autre, on se hàle de la rtues prises' dans cet engin ont bien de la ^ager parce que les lames, toujours assez tlots, impriment aux deux t>ouls du filet continuelqui les élourditet les embarrasse; luc la folle soit visitée fi'cquemmcnt sous uvcr que des animaux nojés, qui ne valent autre raison cncorc.c'cst que les filets sont isés par des espadons et des requins, qui
dycouvrcnl et iWvorent les prisonnières, après quoi, on ne ppcnilpliis rien tant que les dégâls ne sont pas répares.
« Oetle péclie ne ae pratique avec succi-s que de janvier h mai. »
Dans les mers du Sud. où on rencontre assez fréquemniunt, au large, quelques tortues qui dornicntljercéespar les flots, des plon)i;enrâ liabiles se glissciil sous l'animal et le renversent brusquement sur le dos. Ainsi retourné, il est, connue la tortue teiTestre, tout à fait incapable de fuir, ol sa capture alors ne prtisente aucune diflicidté (I). Siiuleincnt ces plongeurs doivent être vigoureux, très adroits, et surtout opérer en silence, la l>ète ayant Touîe line, le sommeil U^ger, et, au moindre bruit, s'cnfon^nt sous l'eau avec une extrême rapidité.
l'arfuis mais rarement, lorsque les ttialassites viennent à la surface pour respirer, on peut réussir avec le harpon.
Eiilin, dans quelques parages et par une mer calme, on emploie avec succès pour prendre les tortues un poisson vivant, dont la curieuse structure doit d'abord être signalée-
Il est connu sous les noms de Rémora, Siicet, Echénéis, Naurcaie, et se montre assez commun sur toutes les niei-s eliaudes ou tempérées.
■ On le reconnaît facilement, dit Brelim, à une plaque ovalaiit;, située k la partie supérieure de la tète, qui se compose d'un appareil très compliqué de pièces osseuses disposées suivant deux rangrés, comme les lames des pei'siennes. Toutes ces lamelles ont leurs bords libres armés de petits crochets et peuvent £lrc mues sur leur axe au moyen de muscles particuliers. Par suite de celle dis-
t.l) Nous avons de la peine à l'i-oirc i|uc la lorluc de mor
'xiiîisu Olrc jii-isc ainsi, »a position sur le dus n'ôuiiit p"Jnl
"«si crili'iuc (juc celle sur un sol im de la lopiuc icrreslre ■-■touillée.
posilion et de la mobilité des iamellci!, et en raison di i'êlasticilé du bourrelet qui foririi! le pourloui- du disque celui-ci agit comme une véritable ventouse, à l'aide di laquelle le poisson peut se lixer solidement sur les corp: les plus polis (t).
< Pour mettre en œuvre ce singulier engin vivant, oi attache à sa queue itn anneau ovale, assez long pour m pas le gêner et cependant assez étroit pour être bien relent par la nageoire caudale ; une corde fixée à ccl anneau rest maintenue à bord.
■ \insi préparé, le naucraleest conservé sur le canot dan: unbaqiictpleind'eau,etronsemctenquèted'unc tortue en dormie, évitant tout bruit et ayant soin de s'arrêter à uni trcntainedemèlresaumoinsdela premif^requi est signalée
■ On dépose alors le naucrate dans la mer. Se croyan libre, l'animal ne manque point de chercher à s'échapper il nage de droite et dcgauclie, tendant la corde dont on n lui lAclie qu'une longueur égale k la distance de Tenibar cation à la tortue. Retenu ainsi, il essaie d'abord de s soustraire à la main qui le maîtrise ; puis.convaincu bîentè de son impuissance, il .se met fi parcourir tout le cercle don la corde est le rayon, cherchant un point d'appui pour s reposer un peu. Il ne trouve cette sorte d'asile que sous 1 plastron du chélonien, et alors, faute de mieux, il s'y alto elle fortement à l'aide de son bouclier, donnant ainsi au pêcheurs le moyen d'amener k bord la tortue en hâlan sans secousses trop brusques sur la corde du naucrate. >
Après la prise, il faut surmonter l'adhérence d u poisso au plastron; elle ne peut être vaincue qu'en le poussan en avant de manière à rabattre les lamelles du disqut sans quoi on tuerait le pauvre animal et force serait alor de se procurer un nouveau crampm.
(1) Dclail curieux, ce di:s(|uc représente une nageoire dorga. dt'placiïc cl moditiûc.