‹ Les chasses du globeChapitre 175 sur 206 · CHASSE DU BOA CONSTRICTEUR · texte numérisé non relu

CHASSE DU BOA CONSTRICTEUR

« Tous les haturalistes, tous les voyageurs sérieux, qui ont parcouru les inunenses forêts couvrant une grande partie (lu Bivsil, s'accordent à dire que cet animal reste paresseusement étendu sur le sol ou suspendu à une branche, que le plus souvent il ne se dérange même point lorsqu'on passe à4:ôté de lui et qu'il ne prend la fuite qiie quand on Tattaque, fût-ce même avec un simple txàton solide. •

« Un coup de cette arme primitive bien asséné sur la tête est en effet suflBsant pour étourdir le git)oya et permettre de s'en emparer, comme fit du reste Schomburgk, aidé de son indien qui passa un lac au cou du reptile en se garant avec soin des mouvements convulsifs de la victime pros(iue assommée, »

Que ileviennent alors ces draines terribles où Ton voit des lionnnes et (U« cluîvaux broyée et dévorés par des l>oas en furie 1 Tout simplement des contes à dorwir delmut, inventés par des touristes désireux de mettre du pltlore^v]ue dans leurs descriptions !

Le gilHua n'est autant dire l'objet d'une chasse qu'en vue de la cai^tivité. On le prend alors au moyen de lacs tendus devant son repaire et on l'expédie sans peine, niême au loin, grâce à la faculté qu'il possède de jeiuier longtemps. Rendu i destination, une fois récliauffé, il se montre d'abord assez Jiargneux et agressif, refusant de plus toute espiH^e de nourriture; mais, bientôt^ devena très doux, il s'apprivoise de telle sorte qu'on peut le manier sans gêne et sans courir Je moii^'e risque-

Page 1