‹ Les chasses du globeChapitre 174 sur 206 · COULEUVRES · texte numérisé non relu

COULEUVRES

LE BOA CONSTRICTEUR

Cinq espèces de Boas, 1res difficiles à distin(!ticr les unes (les antres, sont aujourd'liui admises par les zoologistes. On doit les rapporter h deux types au plus, qui ont lt>s mêmes mwurs, liabitiidEis et régimes ; nous ne donnerons, dès lors, la préférence à l'un d'eux, le boa constricteur, que parcft qu'il est le mieux connu.

■ Il peut, d'après Brelini et qnoiqn'en disent le prince de Wied, Scimmburgk et Lacépi^le, atteindre la taille, déj)) fort l'espectable, de 6 à 7 mètres, qu'il ne dépasse jamais.

> Ses formes sont massives. La tète, divisée en deux par une raie d'un noir foncé, est de moitié plus étroite en avant qu'en arriére. A droite et h gauche du museau, tronqué verticalement el dont l'extrémité esl noire et bonttie de blanc, se voit une taclie noire, tandis qu'une bande brune s'étend sur la tempe. Le inuscan, en tiessns, est revèlu de petites squames et iea écailles du tronc sont a» nombre de 89 à 95. L'iris a sa moitié itiférieure d'un brun sombre el la supérieui'e grise, veinuléc de bnmÂtrc.

• C'est un des plus beaux serpents. Sa omileur fondamentale est, soit un fauve clair, soit un rose pourpré ou un gris violaa*, d'un fort agréable effet. I-e dos, nn peu en

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arrî»-rç •]»' U n^jq .^- î*>t c*n^ J'urM* qiiînzaino «le ^îr^ndes U«:i»-s. tanti»! Loires, Unl«*»l d'un brun iiiamin, tanlôl •1*1* 'j bi^u d"iii€T. a>3nl ^n^ralen»enl la fiirme friincarrr. I>!l^<'îl.^>^le c**s tarhes prmluit une sorte do chaînée n.a...es Mb**»îig'io>. Sur la pirlie [«uslérieure du corps se \«.'ierit «l»^ tarÏH'S. de fcnne l*f>ar)>:i(](]e, de couleur rouj^ l>ri«j.K* [Hiis MU ni«Mïi> vif que relève un encadrement d'un tieau noir dVU-ne; la prt'»>enf e de ces tacbes est tout-àf^it i"aric!*Ti>lMïuo de resi^'iv. I>es liarrres de couleur MaïK'lie s^ \«»ieiileii traders de la rt*^ion lombaire^ barres etiln? k^]ue»it"5 >e InKne un grand disque rougeàlre, enxinHiïHMie n«»irel de blanc. Les flancs offrent chacun une suite de |i.»rt grandes taches l>runes ou noires, en fi.»r:ne de l«»>a!ij:e et niacnU'»es de blanc à leur centre. Toute la pftrtie iîift^neure tlu trunc est marquée de moucholurv^ji nr»irt's,qui augmentent de grandeur et en noiïibre à mesure qu'élite se rapfin.iclient de la région anale. •

ïje l:»i.<i amstricteur, dont le nom vulgaire est gibaya. se tiv»n\e at>^»n<Iamment aux Guyanes et au Brésil; on le reîii^»ntre aussi dans les provinces de Rio de la Piala et de Buenos-Avres.

Il se tient de préférence stir Icîî points les plus secs des fonMs, au milieu des bmussailles, liabitant le dessous des \i«Mix arbn^s, les cavilés du S(^»l, les anfractuosités des nvliers; MKivent, plusieurs sont K'unîs dans la même ilememv.

li a elê dêtiiiitîvement bien reconnu qu*à l'inverse d'autn^e>|wces voisines cel animal ne se rendait jamais à IVau (Htm* iioire ou se baigner.

Le gilHiya ne se nourrit autant dire que de petits mamnnlt^rt^s de moyenne taille (!>, tels que rais, agoutis, capy-

.] N'»i'>i»*î irî on fwivs^int. roinmo fait rnrieux à rotonîr, «jn a Ifiai liijix* li^u-i !»»s siM'j»oiit.s ne inaii^^eiit jamais que K*-"* Ik'U^s iiuV< [»;ir eux.

barris, cabias, pacas, qu'il guette, ordinairement suspendu à une branche par l'extrémité de 8on corps. Cependant, un vieil adulte s'attaque quelquefois à des quadrupèdes de la force d'un chien ou d'un chevreuil.

• Cet animal semble être ovivipare. Le prince Waldemar de Prusse tua un jour une femelle et trouva dans son corps des petits atteignant une longueur de C^SO à 0"50. Weslermann,de son côté, dit qu'il a vu une femelle mettre au monde plusieurs petits vivants et, en même temps, quelques œufs. »

Le giboya rend de sérieux services en purgeant les habitations et les magasins des rongeurs qui pullulent; aussi, au Brésil notamment, loin d'être redouté et nonobstant son odeur, le supporte-t-on volontiers et ne crainton pas même de coucher dans les chambres où il se trouve.

Tenu dans une cage spacieuse, bien propre, bien aérée, bien chauffée, pourvue d'un arbre pour s'enrouler quand il est las de se cacher sous une grande couverture, le boa constricteur, avec une nourriture convenable, peut vivre fort longtemps.

I-ies indiens du Brésil et des Guyanes, qui mangent cependant de tout, ont la plus grande répugnance pour la chair de cet animal.

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