LE CAPRICORNE SAÏGA
Cet animal, qui a la taille du daim et une robe gris-cendré, blanche par places, habite les steppes de l'Europe orientale, depuis la frontière polonaise jusqu'à TAltal.
Les saïgas sont décimés par les loups, qui les forcent sans trop grande peine et détruisent des troupeaux jusqu'au dernier.
Les nomades les chassent avec ardeur à cheval et à l'aide de chiens, et les prennent facilement parce qu'ils manquent de fond.
Se basant sur la remarque que les moindres blessures, voir même le simple coup de dent d'un chien, leur sont mortelles, les Rirghises coupent l'herbe des steppes et les roseaux à O'^SO de terre, et poussent ensuite ces antilopes dans l'endroit ainsi rasé; ils se blessent alors aux chaumes pointus et ne tardent pas à succomber.
Le plus souvent on tue ces animaux à coups de fusil ou bien on les chasse avec des oiseaux de proie. Dans ce dernier cas, on ne se sert point du faucon, mais de l'aigle royal.
LE CAPRICORNE A PIEDS NOIRS ou PALLAH
Le pallah, qui représente les capricornes dans le sud de l'Afrique, est un animal élégant de 2"00 de long sur l'"00 de haut. Les données sur ses mœurs et sur sa chasse man* quen t j usqu'à ce jour.
LE CEPHALOPHE RASEUR
Cet antilope plongeant de quelques auteurs, le ducker de Lichlenstein, est une espèce des plus grandes et des mieux connues du genre. Il a 3"15 de longueur, dont 0"*20 pour la queue, et 0"66 de hauteur au garot.
Ses cornes coniques, longues de (y^lO et plus courtesque les oreilles, disparaissent presque au milieu des poils de la huppe. Les jambes sont élancées, les sabots et les pinces petits, la queue touffue. Le pelage, gris-olive sur le dos, est d'un brun-jaune foncé avec des taches noires le long de réchine et sur les cuisses.
Comme quelques broussailles lui suffisent, il ne hante pas les forêts ; on ne le trouve guère que dans les champs hérissés de buissons.
Moins agile que les autres antilopidés, il a, comme le chevrotain, recours à la ruse pour dépister ses ennemis.
Au Cap, sa chair fournit un excellent potage et, si on a, soin de la piquer avec du lard de Télan ou de l'hippopotame, on se procure un rôti très succulent; mais les gourmets estiment pardessus tout le foie de cet animal.
On manque aujourd'hui encore de renseignements sérieux sur les mœurs, habitudes et régime de cet animal : mais, par bonheur, le capitaine anglais Drayson a chassé le céphalophe, décrit ses curieuses allures et sa manière de se défendre, de sorte qu à défaut de la satisfaction des naturalistes, nous aurons du moins celle des disciples de Saint-Hubert.