L'YACK GROGNANT
L'yack (pœphagtts grunniens des Anciens) est un animal ! 2-OS à 2-30 de long, et sa queue, abstraction faite des ins, mesure 0"'50. Par son port, il tient le milieu entre le son, le bufQeet le bœuf domestique ;d'aulre part, ilseme un composé du bœuf, du cheval et du mouton. Le ilage, à très longues soies, est noir ; seulement les touffes ; poils du front, du sommet de la tête, de la queue, sont 'esque toujours blanches.
Cet animal se rencontre encore à l'état sauvage dans le assez grande partie de l'Asie centrale, notamment dans Mongolie, le Thibet, le Turkeslan ; on ne le trouve plus 1 liberté dans l'Himalaya comme jadis.
De tous les grands mammifères, l'yack est celui dont ixistence est le plus liée à un climat sec et tempéré; il ne mble pas pouvoir vivre en liberté à une altitude inféeure à 2,600 mètres au-dessus du niveau de la mer, et, autre part, on le rencontre exceptionnellement jusqu'à 000 mètres et plus, c'est-à-dire jusqu'à une hauteur de K) mètres au moins au-delà de la limite des neiges éterïlles.
Cet animal a quelque chose de hardi et d'inattendu dans s mouvements. Il marche assez vite; son galop, qui seme maladroit, est pourtant rapide. Sans se faire de mal, il (lit sauter en bas de parois rocheuses de quatre à dix êtres de hauteur.
Ses sens paraissent assez développés ; il voit son ennemi de très loin. On peut le compter parmi les animaux les plus timides et les plus craintifs qui existent.
L'yack doit son nom latin (grunnienê^ grogneur) à sa voix particulière, qui ne ressemble ni au beuglement du bœuf, ni au hennissement du cheval, ni au bêlement du mouton, mais bien au grognement du porc; elle est seulement plus basse et moins étendue.
On n*a pas fait d'observations sur la reproduction de cet animal en liberté ; tout ce que Ton a appris, c'est que la vache est en chaleur au printemps, qu'elle met bas un seul veau, qui est aussi vif, aussi agile que sa mère, et qui, immédiatement après sa naissance, est en état de l'accompagner, même à travers les chemins les plus difficiles.
Un vieux yack sauvage est absolument indomptable. Les jeunes, par contre, s'apprivoisent très facilement. Aussi, dans tous les pays où cet animal vit en liberté, le trouvet-on à l'état de domesticité. On l'emploie à la charrue, mais surtout comme bête de somme ; il peut être chargé jusqu'à cent vingt-cinq kilogrammes.
La viande des adultes est un peu dure, mais celle des jeunes ne laisse rien à désirer. Le lait, comme celui àes animaux qui paissent dans les hautes régions, se montre crémeux et aromatique.
De la peau, on fait des courroies; des poils, on fait des cx)rdes. Néanmoins, la partie la plus précieuse du yack, c'est la queue, qui est devenue l'emblème de la guerre. Les queues blanches surtout sont très estimées et se vendent à un bon prix.