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LES BUFFLES SAUVAGES

On en connaît six espèces : le buffle de la Cafrerie, qi habite l'Afrique et qui va spécialement nous occuper ic le bufQe Ami, le buttle Bhaln, le biifQe ordinaire, le butl Kérabau, qui appartiennent aux Indes ; et enfin le bufT des Célèbes.

Le bullle arricain est le plus grand, le plus lourd, le pli fort et le plus sauvage de la famille. Il a fSO de hauteur l'épaule et de 3°W k S-SO de longueur du museau à naissance de la queue, qui est nue jusqu'à l'extrémité ga nie d'une touffe de poils. Une paire de ses cornes triangi laires peut atteindre une envergure de deux mètres. 1 couleur générale est un noir foncé, tirant sur le brun.

Cet animal aime à se vautrer dans la vase et souvent reste à l'eau des heures entières. A l'aide de ses copni fortes et solides, on le voit pénéti-er sans peine dans 1 fourrés les plus épais et se frayer un chemin là où ne pa sent que l'éléphant, le rhinocéros et l'hippopotame.

Il est sociable; mais, à l'époque du rut, les jeunes cha sent de la bande les mâles les plus vieux, qui s'éloigne et vivent entre eux à l'écart.

Tandis que tous les autres buffles, à moins qu'ils ne trouvent de très mauvaise humeur ou qu'ils n'aient é blessés par lui, prennent invariablement la fuite deva l'homme, on voit toujours ces vieux mâles, ces solitair forcés, fondresur le chasseur sans provocation aucune. 1

reste, il convient de se tenir constamment sur ses gardes avec ces animaux, qui sont curieux, rageurs, rusés et méchants.

On rencontre assez souvent dans les steppes des troupeaux de plusieurs centaines de buffles, bien que d^habitude ils se tiennent de préférence au milieu des forêts. Le soir, la nuit, de grand niïïttn, tts parcourent la contrée en mugissant; au lever du soleil, ou bien si un orage approche, ils se retirent dans les ravins et les fourrés.

Cet animal a pour ami Voiseau des buffles (Textor erythrorhynchos)^ qui ne le quitte pas, le délivre de sa vermine, et qui, en s'envolant tout-à-coup, l'avertit de Tap-? proche d*un danger.

Nous ne savons si la chair des buffles est bonne à manger, mais, s*il en est ainsi> comme tout nous porte à le croire, nous estimons que cette espèce pourrait facilement devenir domestique et rendre peul^tre de très grands services comme bête alimentaire.

Pour le moment, on ne parait utiliser dans Tindustrie que la peau et les cornes de cet animal.

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