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CHASSE DU CALURE RESPLENDISSANT

Le quetzal est tué facilement par le chasseur qui imite bien son appel ou celui de la femelle. Une reproduction exacte du cri de cette dernière fait arriver en tout temps les mâles à portée de fusil ; les femelles y viennent aussi.

mais seulement à Tépoque des amours, lorsque la jalousie les pousse à se battre. Le tireur, bien caché, ne tarde pas à voir la femelle se poser sur l'arbre au-dessus de lui, et, comme on ne tue d'habitude que les mâles, il continue à piper jusqu'à ce qu'un de ces derniers vienne s'exposer à ses coups.

« Quand on a découvert un arbre produisant des fruits dont l'oiseau se nourrit, on se poste tout près, ditDelattre, et il est rare alors que, dans le courant de la journée, un ou plusieurs calures ne viennent point prendre leur repas; seulement ils le font au vol et avec rapidité, en attrapant au passage et sans se poser une baie qui est de la grosseur d'une noisette. Il faut donc, pour réussir à cet affût, être alerte et prompt à faire feu. »

« Owen raconte que, dans une excursion de chasse sur la montagne de Santa-Gruz, l'indigène qui l'accompagnait, ayant connaissance d'un nid sur un arbre, lui apporta la femelle morte et les deux œufs qu'elle couvait. »

œUCOU GRIS'

\s a 0"39 de long, 0"67 d'envergure, (TfS queue. La femelle est environ d'un dixième

1 cendré bleuâtre, ou gris cendré foncé; ie ic, ondulé transversalement de noir; la , les côtés ducou gris-cendré pur; les ailes )mb; la queue noire, tachetée de blanc; le bec noir, avec la base de la mandibule ; les pattes jaunes.

idroits en Europe, en Asie, en Afrique, où iconnu; mais il ne se reproduit guère que irtie septentrionale de l'ancien continent, lis le cap Nord jusqu'au cap de TafTa, et il 13 commun dans le nord que dans le sud. es de l'hiver, partant de la Sibérie, il traes Indes, pour aller jusqu'à Java, aux îles Ceylan; d'Europe il gagne le sud-ouest de

}, il se montre en avril, un mois plus tard

l'est pas un oiseau de chasse ; il vient tout an >up de feu lorsqu'on imite parfaitement sa voix, ns-nous c|ue pour réfuter les trop nombreuses ir son compte, au point de vue de la reproduc-

en ScanOintric, pour disparaître au cours de septembre.

Chaque paire, ou plutôt chaque mâle, se choisit un domaîDe isseï vaste et le défend contre tout rival. Naumsnn i prouvé que le coucou revenait tous les ans à la roéoie place ; en aj-ant remarqué uq qui avait quelque chose de particulier dans sa voix, il l'observa, et le vit, pendant vingt-trois années consécutives, reparaître eo avril dans la même partie de la forêt.

Cesl un des oiseaux les plus viCs, les plus agiles. On le voit en mouva»eot du matin au soir, et même, en Scandinavie, une grande partie de la nuit.

Lors de ses excursions, il mange sans cesse avec voracilê. Arr^^■ant d'un vol rapide, élégant, léger, qui rappelle celui du Eiucon, il se pose sur quelque forte bi'anche et guette. A-l-il aperçu une proie, il fond sur elle, la saisit, l'avale et se remet à l'affùl. Ce n'est qu'au vol que le coucou se nronlre adroit ; à terre, ses mouvements sont 1res lourds ; d'autre part, il est complètement incapable de grimper aux arbres.

Le printanps venu, il ne manque jamais, dès qu'il s'esl posé, de lancer son cri ; quand l'amour le transporte, il Mt de sa voix un td abus qu'il en devient littéraleniml enroué. Outre son chant si connu : ewtcou, qui a été noté par Beethoven, il crie encore doucement : ewia, ou Aog, Adf . kaf, haq, tandis que la femelle fait entendre une sorte de ricanement ou de grincement qu'on peut rendre par katikmiheik.

C'est à tort qu'on l'a dépeint ccHnme un être essenlidleraent querelleur. Il ne se bal qu'avec ses semblables et ne s'inquiète point des autres oiseaux. On peut du reste sans médisance le traiter de mauvais père et stigmatiser son e.\cessive jalousie.

Les Anciens savaient déjà que te coucou pondait ses enifs dans des nids d'autres oiseaux, et Aristote dit à n sujet bien des choses qui sont vraies. U nous ftot avooer

cependant qu'encore aujourd'hui nous ne savons pas tout ce qui a trait aux mœurs des coucous et que nous ignorons entièrement pourquoi ces oiseaux ne couvent point leurs œufs.

Au printemps, à peine le coucou est- il arrivé dans son domaine, qu'il songe à s'accoupler. Il fait retentir la forêt de ses cris d'amour, poursuit chaque femelle qu'il aperçoit, la suit d'arbre en arbre et parcourt aiftsi un espace souvent consMiftrabte.

Prête àponcïre, la femelle, qifôte mâle n'accompagne pas, se met en devoir de trouver un nid. CTest en vohmt qu*eUe cherche, et elle doit être dou^ d'un instinct fout parlieuHer, car eHe découvre les nids les mieux cachés. Oublieuse alors de sa timidité, elle arrive tout auprès des habitations, entre dans les granges, dans les établissements. Si la position et la forme du nid le permettent, elle y pénètre et pond son œuf; sinon, elle le pond à terre, le prend dans son bec et le porte dans le nid. Elle se glisse quelquefois dans des trous dont elle ne peut plus sortir.

Après son dépôt, la femelle revient fréquemment au nid, jette en bas un des œufs ou des petits qu'il renferme, mais jamais le sien. Il n'est pas rare de trouver dans un même nid deux œufs de coucou.

« Il est curieux, dit Bechstein, de voir avec quel plaisir les oiseaux accueillent une femelle de coucou qui s'approche de leur nid, etc., etc. ; » et là dessus ce naturaliste brode un thème charmant, qui n'a qu'un.seul défaut, celui de n'être pas vrai du tout. Les oiseaux en effet, auxquels incombe le douteux honneur d'avoir à élever un coucou, témoignent la plus grande frayeur du sort qui les menace et cherchent par tous les moyens à éloigner la pondeuse. Celle-ci d'ailleurs n'aime point à opérer en présence des parents nourriciers ; elle arrive donc comme une voleuse de nuit, dépose son œuf et s'enfuit aussitôt.

t n n'en» est pas moins curieux de voir que des oiseaux,

qui ne peuvent souffrir qu'on dérange leurs nids et qui les quittent même si on y touche, ne jettent pas en bas Tœuf du coucou, comme ils le font pour d'autres œufs qu'on mêle aux leurs, et continuent rincubation, lors même que le coucou a enlevé presque toute leur propre couvée. Us détestent cet oiseau, mais ne refusent pas leurs soins à ses œufs et à SCS petits. >

Ce sont surtout les nids des calamoherpidés, des bergeronnettes, des fauvettes et des bruants, qui ont les préféi^nces du coucou ; mais il en est plusieurs autres où il ne dê|H>se son œuf que par extrême nécessité.

Au moment de Téclosion, le jeune coucou se reconnaît facilement à sa grosse tète, que de grands globes oculaires roudont encore plus informe. D'une croissance rapide, il devient surtout hideux lorsque ses plumes commencent à faira des saillies sur sa peau noirâtre. Aveugle pendant les huit à dix premiers jours, il quitte le nid généralement au iHHit de la quinzaine. Ce prompt départ se comprend do reste, étant données la voracité de ce jeune oiseau et rinsutVisanco de la nourriture que peuvent lui fournir, quoique s^nt leur zt^le, les malheureux parents, qui d'habitude no sont tous que des insectivores.

Apix'^s quil a quitté le nid, on les voit le suivre pendant dos journées entières, continuant à lui apportera mangiT, sans jKuivoir le rassasier et mettre fin à son cri rauquo et iuivssanl : :>i> sisis, alors qu'il vole selon son caprice d arbre on arbre et qu'il ne s'inquiète pas de leur olvir.

huiois, lo jeune coucou, devenu gros, ne peut plus passer par rotivito ouverture du creux d'un tronc d'arbre; on IV cas, SOS tuteurs restent avec lui jusqu'à la fin de raulonnto et lo nourrissent tant bien que mal dans sa prison ; mais rhi\or les foive à partir, et le pauvre oiseau mourt falalomont do fiiinu

Lo i>oucou gris devrait être efficacement protégé dans

loutes les rorêts, ne Ttlt-w qu'à cause de ta destruction i cticnilles velues, à laquelle il procède avec acharnement devant laquelle reculent les autres insectivores; et ce destruction, si utile aux bois, est d'autant plus compl que cet oiseau fait constamment preuve d'une insatial voracité, qui, en été, lui permet d'engloutir au moi quinze cents chenilles par jour.

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