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CHAPITRE I

GUERRE DE 1870-1871. — L'AKMliE DU RHIN. L'ARMÉE DE CHALONS & L'ARMÉE DE METZ

O FnnM, r«lt*« la front El ItTB la uni d« U be«.

Nos pu, blantdt, rt«i M liront Le* morta àt l.omina «1 d'Aluua.

tCItani da Chatitunj

Caitaes <le la g^icrre. — Combat de Snarbnick. — ViMcmbouri;. — Ehtaille <t« FnMcbwiller. — Combat de Spickcten. — Combat d« Bomj. — Batailla da RcionvilU ou d« Gtavetolle. — Batailla de Saint-Privat. — L'armée de Chllons. — Combat de Beaumont. — Batailla de Sedan. — Continaation du blocni de Meti, — Combat de Semi^ijF. — Noiuevilla; — Opteationi de la lin du ■ie^. — Combat de Paître. — Comlut tie Ladonchampi. — Agonie de l'aniiè* de MeU. — Capitulation du iS octobre.

Ckoim ds U guerre.

EPUis Sadowa, la PrusK se préparait sourdement à nous attaquer; notre ennemie séculaire, dont la confiance était accrue par sa (ormidable organisation iiiiHtnire, ne cherchait qu'une orcaston pour nous déclarer la guerre. Les qoc!

tiuiiB (lu Luxembourg et du pcrccmrn de Saint-Gothard avaient dt^jà ameni une tension de rapports inquiétante entre les deux puissances, lorsque la didaturcdc llolicniollem au trànc d'Espagne vint mettre le feu aux poudres. A la suite d'incidents diplom.itiques suscités par l'arrogance prussienne, la guerre (ut dériaréc le 15 juillet 1870.

L'armée pruMienae, admirablement organiiée parle maréchal

de Moltkei allait se présenter avec 1,200,000 hommes, contre 450,000 Français, seules forces sérieuses que nous avions alors à opposera nos ennemis, nombreux, bien outillés et préparés depuis longtemps à cette guerre funeste.

La mobilisation de nos troupes commença aussitôt après la déclaration de la guerre. Sept corps d'armée furent constitués, sous le commandement suprême de Tempereur Napoléon III, et chargés de défendre notre frontière de Thionville à Belfort. Les points de concentration de Tarmée du Rhin étaient : le i^* corps, sous le maréchal DE Mac-Mahon, à Strasbourg; le 2*, sous le général Frossard, à Saint -Avold; le 3®, sous le maréchal Bazaine, à Metz; le 4^, sous le général DE Ladmirault, à Thionville; le 5*, sous le général de Failly, à Bitche ; le 6®, sous les ordres du maréchal Canrobert, devait former la réserve et marcher de Châlons sur Nancy. Le 7* corps, en voie de formation, sous les ordres du général Félix Douay, avait pour mission de garder la trouée de Belfort.

Tous nos bataillons de chasseurs à pied furent appelés à la frontière et placés dans les sept corps d'armée en formation. Ils allaient se retrouver sous les ordres de beaucoup de leurs anciens cheb, avec lesquels ils avaient si bien su marcher à la victoire, en Afrique, en Crimée, en Italie, au Mexique.

Voici comment furent répartis les vingt et un bataillons decbas-' seursà pied :

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