‹ Les châtimentsChapitre 54 sur 88 · LE PARTI DU CRIME · texte numérisé non relu

LE PARTI DU CRIME

« Amis et Frères! en présence de ce gouvernement « infâme, négation de toute morale, obstacle à tout pro- « grès social, en présence de ce gouvernement meurtrier « du peuple et violateur des lois, de ce gouvernement né « de la force, et qui doit périr par la force, de ce gou- « vernement élevé par le crime et qui doit être terrassé

par le droit, le Français digne du nom de citoyen ne sait pas, ne veut pas savoir s'il y a quelque part des semblants de scrutin, des comédies de suffrage universel et des parodies d'appel à la nation; il ne s'informe pas s'il y a des hommes qui votent et des hommes qui font voter, s'il y a un troupeau qu'on appelle le sénat et qui délibère et un autre troupeau qu'on appelle le peuple et qui obéit; il ne s'informe pas si le pape va sacrer au maître-autel de Notre-Dame l'homme qui — n'en doutez pas, ceci est l'avenir inévitable — sera ferré au poteau par le bourreau; — en présence de M. Bonaparte et de son gouvernement, le citoyen digne de ce nom ne fait qu'une chose et n'a qu'une chose à faire : charger son fusil et attendre l'heure. »

Jersey, 31 octobre 1852.

(Déclaration des proscrits républicains de Jersey, à propos de l'empire, publiée par te Moniteur, signée pour copie conforme :

Victor Hugo, Faure, Fombertaux.

« Nous flétrissons de l'énergie la plus vigoureuse de « notre âme les ignobles et coupables manifestes du

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