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INTRODUCTION. XIX

et par la descendance des ateliers, M. Flandrin est un petit-fils de ce David qui est resté absolument fermé à l'émotion religieuse ; M. Ingres lui-même a été assez faiblement doué en ce sens ; et, en dernier résultat, il arrive que M. Flandrin et M. Delacroix (celui-ci par des moyens tout opposés) sont les deux peintres qui, en ce siècle, ont trouvé les accents les plus vibrants pour exprimer l'intensité du sentiment religieux dans l'homme. Qu'il me suffise de citer à l'appui de cette assertion la Pietà de M. Eugène Delacroix à l'église Saint-Denis-du-Saint-Sacrement, et les peintures que M. Hippolyte Flandrin a exécutées autrefois à Saint- Vincent-de-Paul, et depuis à Saint-Germain-des-Prés.

Nous avons montré les deux partis extrêmes dans leurs représentants les plus notables. Il en existe un troisième qui sollicite non moins vivement notre attention ; il eut le désir de concilier les tendances les plus opposées ; s'il n'y réussit pas, ce que nous dirons tout à l'heure, il sut tout au moins, à défaut des deux écoles rivales, ramener à lui l'opinion publique. Mais le succès matériel ne saurait prévaloir contre l'évidence des résultats, et si, après examen, nous devons conclure que le parti de la conciliation est le point de

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