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Les chefs-d'œuvre du répertoire

qu’on se rend au théâtre pour voir une pièce encore connue, on éprouve généralement le désir d’avoir, en | s, une idée de ce que l’on va entendre. De là le succès upplément théâtral de lllustration et du Monde é. Ce désir est plus naturel encore s’il s’agit d’une ne car ue ce genre d’ oi il est sou-

"Exp que la vente des « livrets » “édités. par raies mai-

péciales. Ce sont en général des brochures à bon

16, que lon achète avant la représentation pour les se.

ou du théâtre de musique on sous un petit volume anal d de la a des pie qui composent le

te alhebetique d'auteurs. Une courte notice le nom de chaque auteur, donnant les principales s de sa ie rs renseignements sur sa personne

ce

VI TABLE DES MATIÈRES

que l’amateur placera dans sa bibliothèque et auquel il aura fréquemment recours, soit pour faire . connaissance avec une œuvre qu'il ignore, soit pour rafraîchir sa mémoire s’il s’agit d’un ouvrage déjà connu de lui.

Si ce livre rencontre le succès espéré par l’auteur, il pourra en être donné des éditions périodiques, dans lesquelles seront éliminés les ouvrages tombés dans l’oubli, pour faire place aux succès nouveaux. Tel qu'il paraît aujourd’hui, il est l’image assez fidèle du répertoire, tel qu'il existe en 1914.

s genres aujourd'hui ont une tendance mar- 2 se on Où s'arrête J'opéra- do

urs traitent les livrets ” . divers et sefont ] r indifféremment sur toutes les scènes. La diffé-

ce serait-elle dans les moyens d’exécution emés Non, les mêmes chanteurs exécutent aux sons

ui : bien différents ? Il y a autant de science mule, parfois davantage, dans tel ouvrage léger que

même orchestre, des interprètes aux ressources égales. Ÿ aurait-il une distinction à faire selon la part plus

r chaque catégorie embrasserait des ouvrages sans cune analogie entre eux. Il est des ouvrages nette-

ie écrites d'un bout à l’autre en une sorte 6 récitatif, et l'opéra italien tel qu’il devait finaleme triompher un siècle plus tard avec Al. Scarlatti Hændel! C’est qu'entre temps, l engouement pour la cantata et le chant solo avait provoqué la formation

de chanteurs virtuoses pour qui le simple récitatif, sec ou accompagné, n'était plus un moyen d’ expression suffisant. C’est que le génial Monteverde, suivi par l’école vénitienne, avait montré de quels développements insoupçonnés était susceptible le drama per la musica. C’est enfin que, d’ aristocratique qu'il était au. ce début, monopole des réjouissances seigneuriales, l'opéra était devenu le spectacle populaire par excel- ee lence, grâce à l’ouverture à Venise d’abord, puis peu à peu dans toutes les villes d’Italie, de salles de spectacle construites spécialement en vue de représenter des ouvrages en musique, et où chacun, moyennant es un modeste prix d'entrée, pouvait passer la soirée. Le goût populaire avait réagi sur cette conception de lettres et de raffinés ; pour plaire à leur nouvelle clientèle, les compositeurs devaient s'inspirer de RU désirs et de ses préférences, et petit à petit l'opéra devint le genre stéréotypé sous la forme finalement adoptée par Scarlatti, et qui ne devait plus change

E ABRÉGÉE DE eo

Le

rar e en musique, en cent ans, avait passé de l’état médie psalmodiée, à celui de brillant concert avec costumes et décors. Du temps de Scarlatti,

__ Quelle fut l'influence de l'opéra italien sur l'opéra a français? Elle fut beaucoup moins importante qu'on ne serait tenté de le croire. De même qu en Italie, des spectacles populaires avec musique étaient connus bien longtemps avant 1600, la France aussi loin qu’on peut remonter dans l’histoire, n’a jamais été sans une sorte de théâtre musical. La musique jouait un rôle important dans les Mystères, les Passions, les Soties. __ Sans doute, les musiciens ne reconnaissaient pas à la musique intercalée dans ces divertissements popu- __ laires le caractère d’art. Tout au moins n'y voyait-on qu’une manifestation d’art «en marge», indépendante de l’art officiel. Mais, dès avant 1600, et en particu- __ lier en 1581, aux noces du duc de Joyeuse, des tentatives avaient été faites pour donner à cet art rotu- rier ses lettres de noblesse. Le Ballet comique de la Royne, de Baltazarini, surabondait de musique, et cette musique était associée à un grand déploiement de mise en scène. Dès cette époque, c'est-à-dire dès les débuts de la Renaissance française, la musique __ést introduite à la cour associée avec la danse, et c’est le ballet qui, à la cour de France, prépara les voies à l'opéra. L'origine de l'opéra français est donc tout à fait distincte de celle de l'opéra italien ; et lorsque, vers le milieu du XVIIe siècle, le cardinal de Mazarin, __ soucieux d’acclimater à Paris les divertissements en

é ‘époque du ble de l'opéra-bouife. Le

des opéras de son pays, il réussit sans doute n rer aux musiciens S français le désir de créer un

çais, bien plus que des modèles fournis par Rats s’inspira Cambert pour sa Pomone, et quand Lull italien de naissance, mais tout à fait assimilé è à so:

ce n’est ni sur les Vénitiens ni sur les Fhorcatiae qu prit patron, mais sur la tragédie de Racine et de Corneille. L’opéra de Lulli est une combinaison de I tragédie et du ballet. De là son caractère distinct, conforme au génie français, et qui se garda intact avec Rameau. Lorsque survint un réformateur en la personne de Gluck, un autre étranger, celui- “Ci eut le è mérite de comprendre le génie du peuple auquelil s'adressait, et de s’assimiler à fond ses goûts et ses aspirations. Gluck a modifié l'opéra français, mais . sans toucher à son caractère national. Les musiciens français qui le suivirent n’eurent qu'à marcher sur ses traces pour conserver à leur pays un genre parfaitement caractérisé et conforme à l'esprit de la race.

Je laisse de côté l’Allemagne et Ange où: se poursuivaient des évolutions analogues. L Angleterre sa a été sans influence sur l'opéra français, et quant à l'Allemagne, ce n’est qu'avec Weber, au début du XIXe siècle, que son influence se fit sentir. Le puissant mouvement ee. lui-même un fruit

son tour sur l’art français, ét nous donne finale. = ment le grand opéra à la Meyerbeer.

ra italien, qui s'était rafindément de :

] influence du genre bouffe, devait aboutir à une

ince avec Rossini.et réagir, lui aussi, sur la

, à peu près au moment où le Freischütz bouait le théâtre lyrique.

: D uen enserré dans un code . lois édicté surtout pour satisfaire la vanité des chanteurs, fut énorme. Ce fut lui qui peu à peu fit sauter le vieux moule, introduisit les grands ensembles, mit en faveur les voix de basse, fit dédaigner les voix artifi- cielles, donna en un mot à l'opéra une vie et une faculté d'adaptation nouvelles. Au temps de Rossini, un opéra italien nouveau était né, formé de la combinaison des meilleurs éléments pris dans les genres anciens. Les barrières entre les genres sont abattues ; les mêmes procédés sont usités dans l’œuvre sérieuse et dans l’œuvre légère. Les mêmes chanteurs intersur les mêmes théâtres Sémiramide ou Il Bar-

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