HISTOIRE ABRÉGÉE DE L'OPÉRA
même aux eus héroïques de 4 guerre de bouflor et de la lutte entre Gluckistes et Piccinistes. Le genre inauguré par Rossini fut à son tour. | troné par Verdi, produit de la réaction romantique 2 sur le théâtre lyrique italien. Et Verdi à son tour réagit puissamment sur le drame lyrique français ; cela d'autant plus que plusieurs de ses opéras prirent place sous forme de traductions au répertoire. |
Un dernier élément devait contribuer à augmenter nn la confusion, ou plutôt à parachever la fision dés genres : l’opéra-comique. Encore un genre aux origines très spéciales et qui, pendant cent ans, putcôtoyer le grand opéra en conservant parfaitement intacte sa personnalité. Ce genre, qu'on a baptisé «éminemment français», est né sans doute du même besoin secret de notre âme, de la même aspiration à un divertissement de caractère moins solennel qui avaitdonné naissance à l’opéra-bouffe. Mais alors que ce dernier … était issu d’un «intermède» dont la musique faisait au début tous les frais, pour pénétrer au théâtre par l’adjonction de la comédie, l’opéra-comique est sorti d’un genre de comédie très populaire et très grossier, de la farce jouée sur les tréteaux de la foire Saint. Germain, pour pénétrer dans le domaine musical par l’introduction, tout d’abord, de couplets adaptés à des airs connus — ce qui constitue en réalité le vaudeville — puis gagna peu à peu en musicalité sous … l'effort de compositeurs sans grande science le plus … souvent, mais doués du sens de la mélodie, allié au sens de la vérité dramatique. C’est aux environs de 1850 que opéra-comique nous apparaît enfin définitivement constitué, sous la forme d'un ouvrage de
Fait. très caractéristique du théâtre de musique nçais : ce théâtre, qu'il s'agisse de grand opéra ou d'opéra-comique, procède rs modèles antérieurs empruntés au théâtre sans musique : tragédie, comédie farce. Tout au rebours de cette évolution fut celle
nique à la pièce chantée (cantata) pour le grand opéra et à l’intermède pour le bouffe. De Ià les difié-
rences essentielles entre les deux tendances nationa-
les : l'italienne, qui fait toujours passer au premier
plan l'élément musical, sous la forme inférieure, il est vrai, de la simple virtuosité, et la française, qui reste inférieure au point de vue de la technique mu- sicale, mais attache à la vérité dramatique, à l’action,
une importance de premier plan.
. C’est à peu près à l’époque où réagissaient déjà sur ee l'opéra français, devenu un peu lourd et solennel, l'opéra romantique allemand et l'opéra italien de
Rossini, que l’opéra-comique a commencé à réagir à
son tour sur le genre officiel et académique. Alors __ que, jusque là, les compositeurs restaient plus ou
moins confinés dans un genre, les uns composant
presqu'exclusivement de grands opéras, les autres ne __ donnant que des opéras comiques, on voit désormais ,se produire un phénomène analogue à celui qui accompagne la fusion des genres en Italie. Les mêmes maîtres français composent indifféremment pour l’Opéra-Comique et pour l’Académie royale de musique. Tout naturellement, ils transportent les procédés de
l’un dans l’autre, et les distances s’atténuent. Peu à 5 peu, l'opéra devient moins guindé, plus souple. e
D'autre ue le on. : 'Opéra-C
plus exigeant ; Dee d’ accompagnements cop minces, biles.
a ce ne sont . de a d . ou moins bouffonnes, l’élément ‘pie
+ l’on se demande ce que devient la bonne Soie sa He française. | Qu'on se rassure! La bonne vieille gaîté frança
ne perd jamais ses droits.
Ad. Adam représente assez bien la survivance u genre «éminemment français». Mais cette RE
second empire vint donner à A vie no éphémère regain de luxe et de pispErte Une fièvre
temporaine l’œuvre de théâtre appropriée à ses goût L’opérette, ou le nouvel opéra bouffe français de H et d'Offenbach, reflète exactement l'esprit d’une ép.
e aoûté, : n y: a os . die ne 15 a-comique : l’une qui évolue vers le grandart d à se confondre de plus en plus avec le grand a; nine qui RER la tradition de Monsigny
a cie le or courant le nom d’ opérette. De tte façon, le genre sérieux et le genre gai tendent à e délimitation nouvelle, mais à peine moins bien Faquee que l’ancienne. L'opérette nouvelle des
entre je opéras-comiques et les grands opéras des compositeurs académiques.
Tel était l’état des choses en France au moment de . la guerre franco-allemande. Il a passablement changé depuis, sous la poussée principalement d’influences extérieures, si bien qu’à l’heure actuelle nous sommes ; de nouveau en pleine confusion. Au lieu des délimi- d- tations tranchées de jadis entre les genres, on pour- rait dire que notre temps est caractérisé plutôt par l’infinité des nuances intermédiaires. Entre le bouffe de café-concert et le drame lyrique de Wagner, de d’Indy et de Strauss, on trouve des œuvres de toutes catégories, parfois bien difficiles à classer. Quelquesee comme os Pelléas et Mélisande, Ariane
tique de la ne postérieure à ne mr éta tout à fait exceptionnellement qu’une œuvre alle
mande figurait sur une affiche française, en dehors de quelques chefs-d'œuvre consacrés par les ans, comme le Don Juan où les Noces de Figaro, de
Mozart. Quant au théâtre italien, c'était une insti-
tution étrangère sur sol français, qui jamais ne se naturalisa véritablement. Les compositeurs itaelins joués à l'Opéra ou à l'Opéra-Comique doivent en général être comptés comme auteurs français, car ils écrivaient sur des textes français et s’adaptaient aux genres nationaux français : Re Guillaume Tell, <
la Fille du Régiment, etc.
Il en va tout autrement depuis une quarantaine | d'années; les traductions et adaptations d'ouvrages
étrangers occupent une place très importante dans le répertoire actuel. Déjà, ainsi que je l'ai noté en passant, Verdi était depuis des années entré au répertoire
sous forme de traductions. C'était le premier pas dans
la direction d’une internationalisation de ce réper-. toire. Puis est venue l’œuvre de Wagner; on sesou- .
vient du retentissant échec de Tannhaüser à l'Opéra
en 1861, échec dû principalement à une cabale. De-.
puis le maître saxon a brillamment pris sa revanche :
la majeure partie de son œuvre a fini pars ‘implanter ee à l'Opéra, après avoir triomphé de toutes les résis-
tances. D’autres Allemands ont suivi: on se rappelle
le succès de Hænsel et Gretel à son apparition à 1e Paris. Aujourd’hui, c’est le tour de Richard Strauss …
avec Salomé, Elektra et le Cavalier à la rose.
C’est ensuite l’œuvre des «véristes » italiens, intro-
duite par la Cavalleria Rusticana, de Mascagni, et qui
t par “1 brèche ouverte nous allons sans doute voir sser pas mal d'œuvres moscovites.
Une importante invasion nous est venue de Vienne. La production légère française paraissant en baisse depuis la guerre et le répertoire gai montrant une tendance à piétiner sur place, la place laissée vacante a été prise par l’opérette viennoise, le théâtre à base de valse inauguré par Johann Strauss avec la Reine Indigo, le Baron Tzigane, la Chauve-souris. Aujourd’hui, les rois du genre ont nom Lehar, Fall, Oscar Strauss et ce sont eux qui accaparent l’affiche de nos petits théâtres. de Jusqu'à l'Angleterre et les Etats-Unis qui prennent part désormais à la curée! C’est vraiment la conquête de Paris par les flonfions de partout. Une rage d’exotisme s’est emparée du public boulevardier et, pour l'instant, l’opérette viennoise, l’opérette anglaise et l’opérette américaine semblent éclipser complète- ment la bonne vieille opérette française. A peine lui restent fidèles quelques rares défenseurs, au pre- mier rang desquels brille d’un vif éclat le musicien
humoriste Claude Terrasse.
Comme on voit, les quelques pages ci-dessus ne sont pas une histoire de l'opéra, pas même une esquisse de cette histoire. Elles n’ont pour ambition que d'énumérer des têtes de chapitres et d'orienter
grossièrement l’amateur curieux de la recherche des sources. J'ai mentionné fort peu de noms: ceux-ci se
ne au répertoire courant ou des théâtres de Paris et des he de Los
à subir des remaniements nn
le 24 juillet 1803, à Paris, mort dans la même ville ai 1856. Un des maîtres de l’opéra-comique selon la ule, un peu vieillie aujourd’hui, de Boïeldieu. De ses mbreux ouvrages, les seuls qui se jouent encore assez équemment en France sont Le Chalet et Si j'étais rot! En Allemagne, le Postillon de Lonjumeau et la Poupée de remberg jouissent encore d’une certaine vogue.
se a Le Chalet.
Opéra-comique en un acte, paroles d’Eugène Scribe et ne Mélesville, musique de Ad. Adam. 4 Première représentation à l’Opéra-Comique de Paris, le ue 25 septembre 1834. -
PRINCIPAUX PERSONNAGES: Daniel, jeune fermier ; Max, soldat suisse; Bettly, sœur de Max.
Une jolie fille d’Appenzell a comme unique parent un frère à la guerre. Ce frère, Max, est parti il y a quinze ans servir l'Autriche, et depuis ce temps-là on s’est beaucoup battu, car nous sommes au temps des guerres de Napoléon. Depuis longtemps on est sans nouvelles de lui.
Daniel est un jeune paysan riche de la contrée, très amoureux de Bettly, dont il voudrait faire sa femme. Mais Bettly est une nature indépendante et sauvage et préfère rester fille; l’idée d’obéir à un époux lui répugne. En cachette, Daniel a cependant écrit à Max __ pour demander la main de sa sœur.
Au lever du rideau, des garçons et des filles sont réunis dans le chalet de Bettly. Ils ont fait à Daniel une farce ; ils lui ont envoyé une lettre signée Bettly,
laquelle la jeune fille accepte d’être sa femme. Fou de joie, il a fait dresser le contrat et arrive pour
inviter tous ses voisins, qui naturellement rient sous cape.
La désillusion n’est d’ailleurs pas longue à venir.
Bettly arrive et nie avoir expédié la lettre. Daniel en. reçoit un rude coup. Il voudrait s’ôter la vie, mais il. n’est pas brave et n'ose. Il se fera plutôt soldat, afin de laisser à l’ennemi le soin de son trépas. Ur épreuve encore lui est réservée. Bettly, qui ne sait pas lire, lui demande de lui faire connaître le contenu. d’une lettre qu’elle vient de recevoir de son frère: . Max revient au pays. Il se plaint à Bettly de ce qu’elle. s'obstine à rester fille, alors qu'un excellent partise présente pour elle. Loin d’être convaincue, Bettly se rebiffe contre la violence que tente de lui faire son frère et sort en interdisant à Daniel de se représenter devant elle. SES RS Arrive Max avec une troupe de soldats; il est méconnaissable après sa longue absence. Daniel le prie de l’engager dans sa troupe. Le sergent apprend bientôt qu'il a en face de lui l’amoureux de sa sœur, car celui-ci n'hésite pas à lui dire les raisons quile poussent à s'engager. je Il imagine alors une ruse pour décider Bettly au mariage. [l ordonne à ses soldats de tout mettre au. pillage dans le chalet. Quand Bettly rentre, elle trouve son cellier forcé, ses poules et ses lapins égorgés, et une bande de soudards en train de faire bombance. Max, qu’elle ne reconnait pas, lui inspire une vive. terreur en lui annonçant que son chalet est occupé pour un certain temps et en se montrant à son endroit d’une galanterie alarmante. Aussi, quand Daniel, qui est allé chercher ses papiers et faire ses paquets revient, elle l’accueille comme un sauveur. Cest bien ce que Max espérait. Elle décide son amoureux à rester pour la nuit et tous deux s'installent dans des fauteuils. Daniel succombe bientôt à la fatigue et s'endort. Max entre alors et, feignant l'ivresse, veut obtenir de Bettly un baiser. Daniel s’éveille et s’y oppose. Les deux hommes se battront en duel. Daniel tremble de peur à la vérité, mais l’amour est plus fort que la crainte. Il se battra. Ce" Ou plutôt il ne se battra pas, car Bettly, affolée, s'arrange à lui faire oublier l’heure du duel, et quand Max arrive furieux, elle lui déclare que Daniel est
ri. Max veut des preuves : successivement, il ige Daniel et Bettly à se tutoyer, puis à s’embrasser. -mande enfin à voir le contrat signé de Bettly. Le ontrat est produit : Bettly a signé. Elle croit que sa nature ne vaut rien si elle n’est appuyée de celle de son frère. Qu’à cela ne tienne ! Max signe et se fait connaître. Et tout s’achève dans la joie, comme Î convient.
Si j'étais roi!
__ Opéra-comique en trois actes et quatre tableaux, paroles de Dennery et Brésil, musique d’Ad. Adam.
Représenté pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre Lyrique, le 4 septembre 1852. :
PRINCIPAUX PERSONNAGES : Mossoul, roi de Goa ; Kadoor, cousin et ministre du roi; Zéphoris, pêcheur; Néméa, prin- De cesse.” 5
L'action se passe à Goa, dans l’Inde, au XVIII”: siècle.
: Mossoul est roi de Goa. Son premier ministre et
cousin Kadoor intrigue avec les Portugais pour ame-
ner leur intervention, qui détrônerait Mossoul et as-
surerait à lui Kadoor le pouvoir suprême. Kadoor est
en outre amoureux de la princesse Néméa, à qui est
arrivée une bizarre aventure. Tombée à l’eau au
cours d’une promenade en mer, elle s’est retrouvée
nue sur la plage, où l’avait déposée un courageux
sauveur inconnu. Au cours de l'accident, un précieux
anneau qu'elle portait au doigt a disparu. Depuis ce
jour, la princesse rêve à celui qui lui conserva la vie;
elle l'aime sans le connaître et refuse obstinément
tous les partis qui prétendent à sa main, y compris
Kadoor. |
D Ce Sauveur inconnu, c'est un pauvre pêcheur,
Zéphoris, un rêveur qui néglige le poisson pour pla-
ner en imagination dans un monde irréel. Zéphoris
= est rèsté ébloui de la beauté de celle qu'il retira de
| l’onde, dépouillée de ses derniers voiles. Il la cherche
partout, ignorant «son rang, sa naissance»; vous devinez qu'il ne tardera pas à la rencontrer.
Le premier acte, qui se passe sur la plage € débute par un chœur de pêcheurs. Zéphoris r à l'appel. Il y a là, par contre, son camarade Piféa qui aspire à devenir son beau-frère; arrive aussi magistrat prévaricateur, Zizel, qui extorque sous mc naces de l'argent aux pauvres gens sous sa coupe. Il. essaie d’en extorquer aussi à Zélide, sœur de Zéphoris, mais celui-ci survient et brave le puissant gredin. : Il lui en cuirait si sa sœur, en cachette, ne payaitsa rançon. PT Resté seul avec Piféar et Zélide, Zéphoris entend son ami lui demander la main de sa sœur; mais quand onen vient à parler de dot, Zélide lui révèle que. tout l’argent laissé par leur père est dépensé. Zéphoris ne pêchant jamais rien, a mangé sans s’en douter son héritage. | Re La scèné suivante se passe entre Kadoor et Piféar. C'est ce dernier qui, sans s’en douter, car il n’a pas inventé la poudre, sert d'émissaire à Kadoor pour ses communications secrètes avec les Portugais. Aujour- - d’hui, c’est le message définitif qu'il s'agira de porter: l'attaque de Goa est imminente et, grâce à Kadoor, la ville est sans défense, l’armée ayant été expédiée au loin sous un prétexte quelconque. : 0.
Mais un brillant cortège s’avance. Le roi, Néméa, Kadoor, approchent avec leur suite. Le roi essaye de décider Néméa à épouser Kadoor, mais elle refuse et dit pourquoi : elle n’aimera que l’homme qui lui a sauvé la vie. Cethomme, Kadoor va le connaître, car Zéphoris survient et, à la vue de Néméa, il se trahit. Dans la scène qui suit entre le ministre et le pêcheur, . c'est un jeu pour le premier d’arracher au second son secret, ainsi qu'un serment qui lui fermera les lèvres. Grâce aux détails du sauvetage, qu'il connaît désormais, Kadoor réussit à faire croire à Néméa que le héros, c’est lui. La princesse en est très désappointée, mais elle épousera aux risques et périls de l'épouseur, car si elle lui accorde sa main, elle ne lui cache pas qu’elle réserve son cœur. | à La cour s’embarque et s'éloigne, laissant Zéphoris désespéré. Pourquoi celle qu'il aime est-elle aussi
Marre - ADOLPHE ADAM ccessible? Ah ! que n'est-il roi! «Si j'étais roi !» pire-t-il, et c’est en gravant du doigt sur le sable Ai souhait insensé qu'il s'endort épuisé. Ar La barque royale revient et Mossoul, Néméa retrou- nt vent sur la grève Zéphoris endormi. « Si j'étais roil» lit le prince; et une idée, qu’il a trouvée sans doute. dans les Mille et une Nuits, traverse son cerveau. nu. Ne serait-ce pas une excellente plaisanterie que de ne réaliser ce vœu, ne fût-ce que pour un jour? Un mé- decin appelé plonge Zéphoris dansun sommeil léthar- __ gique et, dans cet état, le pêcheur est transporté au palais. Quand il s’éveillera il sera roi et Mossoul se promet beaucoup d'agrément à voir comment cet homme de rien exercera le souverain pouvoir. | A Au deuxième acte, nous sommes au palais et le vu souhait de Zéphoris est réalisé. Il s’'éveille au milieu oi de la cour, se voit revêtu d’habits somptueux et cons- ni tate que ses poches sont pleines d’or. Chacun obéit NEO au moindre de ses ordres. Il en profite pour doter sa sœur, faire distribuer de l’or à ses camarades pêcheurs, destituer et bâtonner le peu scrupuleux Zizel. Il en profite surtout pour se faire dégager de son serment de mutisme par Kadoor, pour déclarer sa flamme à __ Néméa et lui faire connaître la vérité. La bague qu'il lui montre sert à convaincre la princesse et le jeu devient si sérieux que Mossoul croit prudent d'y mettre un terme : une seconde fois le docteur a recours au narcotique. Mais Zéphoris a bien employé son temps: au conseil des ministres il s’est appliqué à déjouer la e conspiration de Kadoor. Sur son ordre secret, l’armée ee. est rappelée et Piféar est empêché de porter son mes- 4 sage à l'ennemi. Sur ce point, cependant, la prévoyance du roi pour rire est mise en défaut: on a bien coulé la barque de Piféar, mais celui-ci trouvera quand même, comme on va voir, le moyen de s’acquitter de sa mission. Seulement, quand les Portugais débarqueront ils trouveront la ville sur la défen- . sive et l’armée prête à les recevoir.
Zéphoris a enfin réussi à rendre impossible le ma- riage de Néméa avec Kadoor. Mise au courant de Vindignité de son fiancé, la princesse, au moment