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la portion de Ihistoire des deux, royaumes ,' aujourd'hui réunis, qu'embrasse ma narration. Je ne grossirai pas ces volumes de la liste de mes autorités ; elles sont très-nombieuscs. Mais tovjs ceux qui sont versés dans la Icc^ turc de nos au:'icn§ liisto i< ns bretons, recoanaitront m bs^iut les C/icJs Ecosf>ais , que je n ai.ijouié à l'esquisse queie biographe exact auiaii pu f.ire de mon hé^ os pr.ncipal, que les iTc .is qiii , effacés par le temps . avaient besoin détre restitués, pour donner de l'ensemble à la pliysi 110 nie. La tra<Ltion m'a été en celi dCn graud secours. Je duis les informations les plus essentielles à cet égard, à iQon inestimable ami, M. Thomas Campbell, quia eu la gloire démêler les lauriers de poète aux anciens lauriers de sa famille.
En cherchant le caractère de mes personnages dans les annales de TEcosse, j'ai trouvé avec un plaisir infini dans les pères, ^es vertus qui m'avaient attachée à leurs descendans. Je me suis complue dans mou ouvrage , et des
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heures délicieuses se sont écoulées dans ces scènes imaginaires. Je trouvais ensuite un nouveau charme dans la conversation d'amis illustres , qui faisaient honneur à la souche dont ils étaient sortis. Mais, hélas! comme la fleur prématurément arrachée de sa tige , ils sont passés, et n'embellissent plus pour moi le sentier de la vie.
11 est devenu de mode de mépriser même un louable orgueil de sa naissance. Mais quel est TAnglaisquine seglorifie pas d'être le compatriote de Nelson? Quel est celui de nos marins qui ne brûle d être 1 émule de sa renommée ? Si ce sentiment est juste , le respect pour de nobles ancêtres ne saurait être blâmable; il coule de la même source, et lient au même principe de relation , d'héritage et de vertu. Que les descendans de 1 ancienne race de Douglas ou de Percy nous disent si le nom qu'ils poi tent n'est pas un miroir qui leur montre ce qu'ils doivent être; une lentille ardente qui allume eu leur cœur la flamme dont
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brûlait celui de leurs pères. Il estheureuxpour le royaume que la même destinée, quia réuni ces deux Lraves familles , autrefois en guerre, n'ait lait qu'un peuple des deux nations rivales; et, plaçant sur le trône 1 héritier dePlangenet et de Bruce, ait rétabli et fixé la paix de nie sur une base durable.
A raison de la nature de cette histoire, plus d'agensy figurent que je n'en aurais employés? si c'eût été un ouvrage purement d'imagination. Le goût m'aurait alors indiqué de choisir les moyens les plus simples d'accomplir ma fable 5 mais j'ai du moins suivi ce principe toutes les fois que je l'ai pu, sans m'écarter d'une manière trop choquante , de la vérité des faits. Peu de personnages entièrement imaginaires ont été introduits ; et, désirant me conformer à l'histoire aussi scrupuleusement que mon plan le permettait , je ne me suis rendue coupable volontairement d'aucune injustice envers le caractère de ceux qui ont été , avec mon héros, les acteurs de cette scène. Le ira-
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giqne événement qui détermina ce héros à tirer l'épée pourl Ecosse, paraîtra peut-être ressembler trop aux inventions des Romans modernes; mais il est rapporté comme réel dans le vieux poème de Bliud-Harrie. On trouvera quelques aventures particulières mêlées aux événemeus publics; elles étaient nécessaires pour éviter la monotonie d'une suite continuelle d'opérations militaires. J'ai ajouté des notes pourindiquer les points historiques; mais m'apercevant que si je les indiquais tous, je grossirais beaucoup trop l'ouvrage, j'ai pris le parti d'assurer ici, une fois pour toutes , le lecteur , que je l'ai rarement conduit dans un endroit de l'Ecosse où je n'eusse été conduite moi-même, par quelque témoignage écrit, ou une tradition orale. Soigneuse également de me conformera la chronologie, je ne m'en suis pas écartée dans une seule circonstance , jusqu'au retour de France de mes principaux personnages. A cette époque , voulant que mon Roman n'excédât pas les bornes d usage au-
xxlv PRÉFACE DE L'AUTEUR, jourd'liui, et ne rivalisât pas avec les in-foUo de Scudéri , je me suis vue obligée de prendre quelques 1 bertés relativement aux temps et aux circonstances. J'espère que ceux mêmes de mes lecteurs qui sout versés dans 1 histoire, pour p'^u qu ils soient aussi lecteurs bcnéyoles, me les pardonneront , ainsi que la conduite de ma catasuoplie.
Long DiUOD , di-'cembre 1809.