IT. — RÉSEAUX CONCÉDÉS
PE Cas) La B œ< LIGNES CONVENTION | LOI OU DÉCRET | 328 | l'ouverture Z£3 à ST l'exploitation kilom Paris-Lyon-Méditerranée Philippeville à Cons- Loi et décret FADHNOS CNE 1 mai 1863/ 11 juin 1863 87 1870 Alger à Oran ..... . | Id. Id. (11421 |1862-1871 LOTAL este tn ee 508
Ouest - Algérien
Tlélat à S.-bel-Abbès.| 7 mai 1874|Déc. 30 nov.1874 51 1877 Bel-Abbès à Ras-el-Mà| 8 mai 1881/Loi 22 août 1881] 100 |1883-1885 Tabia à Tlemcen ...../16 mai 1885| — 16 juil. 18851 64 |1887 -1890 La Sénia à Témouchent 10 déc. 1881, — 5 août 1882 70 |1884-1885 Blida à Bérouaghia (2).,16 avril 1886] — 31 juil. 1886) 83 |1891-1892 Tlemcen à Lalla-Marnia et lafr. du Maroc (3)| 3 déc. 1903! — 29 déc. 1903| 69 |1907-1910 Berrouag. à Boghari (4127 nov. 1909! — 26 févr. 1910] 41 1912
HOTAUE ne 478 Bône-Guelma et Prolongements Bône à Guelma..…...… Re er Dove MN RER ES) 1876 1877 7 et 23 déc. 1875 | et8 mars 1876) Guelma à Kroub...... ÿ 11 janvier { 8 mars 1877 Loi 26 mars 1877| 115 |1878-1879 Duvivier à Souk-Ahras Id. Id. 02 1881 Souk-Ahras à Sidi-el- HÉTeSSIO ec 9 janv. 1882) — 20 avril 1882] 53 | 1884 S.-Ahras à Tébessa (5)/23 mai 1885| — 28 juill. 1885! 128 | 1888 HORS ne date __ 436 Mokta-el-Hadid Bône à Aïin-Mokra (5). jArr.12 juin 1863] 33 | 1864 TOTAL GÉNÉRAL........ 3 305 ,
(1) Non compris d’embranchement d'Oran à la Marine (5 kilom.).
A J’exception des sections d'Alger à Maison-Carrée (11 kil.) dont la voie a été doublée en 1893 et d'Oran à la.Sénia, doublée en 1909, tous les chemins de fer de l'Algérie sont encore à voie unique.
(2) Ligne à voie étroite (1 m. 05).
(3) Ligne stratégique concédée directement, sans que l’Algérie ait eu à intervenir, par le Ministère des Travaux publics.
(4) Ligne construite par l'Etat et exploitée par la Cie de l’Ouest-Algérien.
(5) Voie étroite (1 m.).
pr ue.
Le tableau qui précède montre qu'aucune concession de chemin de fer n'a été faite, en Algérie, postérieurement au 31 juillet 1886 et, qu’à l'exception des lignes stratégiques de Djenien-bou-Rezg à Colomb-Béchar et de Tlemcen à la frontière marocaine, aucune ligne nouvelle n’a été entreprise jusqu'au jour où, après que la gestion de ses lignes lui fut remise par la loi du 23 juillet 1904, l'Algérie a pu se mettre en situation de regagner le temps perdu et d'établir un nouveau programme de travaux de chemins de fer (1907-1909).
Au moment où se discutait à la Chambre la loi du 19 décembre 1900 qui a créé le budget spécial et donné à l'Algérie la personnalité civile, M. Berthelot, rapporteur du projet de loi, constatait que la situation ainsi faite à l'Algérie était intolérable :
« On ne construit plus de chemins de fer. Et c'est au moment où, de toutes parts, se manifeste l’urgence du développement des voies ferrées : De 1880 à 1900, la Russie a porté son réseau de 29.292 à 58.978 kilomètres ; la Suède a construit 2.200 kilomètres de 1890 à 1898 ; l'Espagne, de 1888 à 1899, en a ouvert 3.500 ; la petite Serbie, avec un budget civil bien inférieur à celui de l'Algérie, vient de mettre en construction 1.340 kilomètres de nouvelles voies ferrées. Nous ne parlons pas de l'Egypte et des colonies anglaises de l'Afrique australe ; le contraste serait trop pénible. La France même a augmenté son réseau de 4.200 kilomètres entre 1889 et 1898 ; et l'Algérie, pays neuf, où il y a tout à faire, n'a construit que 99 kilomètres, une petite ligne stratégique. Cette interruption absolue des travaux de chemin de fer a porté à l'Algérie un préjudice considérable. Cette situation ne pourrait se prolonger sans compromettre l'avenir de la France africaine ».
On ne construisait plus de chemins de fer en Algérie parce que l'administration métropolitaine, épouvantée des charges qu'imposaient au Trésor les garanties d'intérêt des réseaux existants, s'était montrée impuissante à remédier aux vices de l'exploitation des voies ferrées de l'Algérie et hors d'état d’exé-
cuter jusqu’au bout le programme établi par la loi de classement du 18 juillet 1879.