‹ Les chemins de fer (volume 2)Chapitre 17 sur 87 · CINQUIËUE PARTIE. — LA LOCOMOTIVE · texte numérisé non relu

CINQUIËUE PARTIE. — LA LOCOMOTIVE

duît un étranglemeot nuisible au tirage, la base de la cheminée a été évasée dans le but de prévenir cet eiîet.

Puisque je viens de prononcer le mot lie tirage,

c'est l'occasion de parler de cette importante fonction, qui donne à la combustion l'énei^ic, la vivacité nécessaires. C'est à la fois par l'insuffisance du tirage et par la faiblesse de la surface de

chauffe que péchaient les premières machines. Yous avez vu comment l'invention de la chaudière tubulaire a remédié à ce dernier défaut. Les mêmes inventeurs trouvèrent le moyen, chacun de son côté, de détruire le premier. Voici comment ils y parvinrent :

L'appel de la cheminée, surtout à travers les tubes étroits de la nouvelle chaudière, donnait un tirage très imparfait. Pour y suppléer, ils songèrent à utiliser l'action de la vapeur à sa sortie des cylindres, en faisant déboucher les tuyaux d'échappement vers la partie inférieure de la cheminée. Que résulta-t-il de cette disposition? La soudaine dilatation du fluide élastique détermina à la fois dans la cheminée un rapide courant d'air ascensionnel, puis une série de vides alternatifs. Ce double phénomène devait, dans la pensée des inventeurs, activer puissamment le tirage : c'est aussi ce que l'expérience est venue confirmer.

Il y avait bien un autre moyen de produire un fort tirage, c'était de donner à la cheminée une hauteur considérable ; mais la dimension des ouvrages d'art, ponts et tunnels, ne permettait pas à cette hauteur, on le conçoit, de dépasser une certaine limite. Voilà pourquoi on a dû recourir à l'appel de vapeur.

Disons encore que la cheminée porte d'ordinaire à la partie supérieure et en avant de la machine

Page 1