CINQUIËUE PARTIE. — LA LOCOMOTIVE
duît un étranglemeot nuisible au tirage, la base de la cheminée a été évasée dans le but de prévenir cet eiîet.
Puisque je viens de prononcer le mot lie tirage,
c'est l'occasion de parler de cette importante fonction, qui donne à la combustion l'énei^ic, la vivacité nécessaires. C'est à la fois par l'insuffisance du tirage et par la faiblesse de la surface de
chauffe que péchaient les premières machines. Yous avez vu comment l'invention de la chaudière tubulaire a remédié à ce dernier défaut. Les mêmes inventeurs trouvèrent le moyen, chacun de son côté, de détruire le premier. Voici comment ils y parvinrent :
L'appel de la cheminée, surtout à travers les tubes étroits de la nouvelle chaudière, donnait un tirage très imparfait. Pour y suppléer, ils songèrent à utiliser l'action de la vapeur à sa sortie des cylindres, en faisant déboucher les tuyaux d'échappement vers la partie inférieure de la cheminée. Que résulta-t-il de cette disposition? La soudaine dilatation du fluide élastique détermina à la fois dans la cheminée un rapide courant d'air ascensionnel, puis une série de vides alternatifs. Ce double phénomène devait, dans la pensée des inventeurs, activer puissamment le tirage : c'est aussi ce que l'expérience est venue confirmer.
Il y avait bien un autre moyen de produire un fort tirage, c'était de donner à la cheminée une hauteur considérable ; mais la dimension des ouvrages d'art, ponts et tunnels, ne permettait pas à cette hauteur, on le conçoit, de dépasser une certaine limite. Voilà pourquoi on a dû recourir à l'appel de vapeur.
Disons encore que la cheminée porte d'ordinaire à la partie supérieure et en avant de la machine