‹ Les chemins de fer (volume 2)Chapitre 6 sur 87 · CINQUIÈME PARTIE. — LA LOCOMOTIVE · texte numérisé non relu

CINQUIÈME PARTIE. — LA LOCOMOTIVE

La voiture de Cugnot avait un grand défaut : la chaudière ne pouvait produire la vapeur nécessaire à l'entretien du mouvement que pendant douze à quinze minutes, après quoi il fallait la laisser reposer pendant un temps à peu près égal, pour donner le temps au foyer de produire de nouvelle vapeur*.

Treize ans auparavant, un Anglais, Robinson, avait conçu le projet d'appliquer la vapeur à la locomotive sur les routes, et. s'était entendu avec Watt pour la réalisation de cette idée, mais sans succès. Un modèle de voiture à vapeur fut construit plus tard, en 1785, par ce dernier; mais il ne paraît pas qu'aucune suite ait été donnée à cette tentative.

Vint plus tard Olivier Evans, qui construisit, à Philadelphie, en 1804, la première voiture de ce genre qu'on ait vue en Amérique'. A la môme époque, une machine locomotive circula sur le chemin de fer de Merthyr Tydwil, en Angleterre : elle était due — j'ai eu plus haut l'occasion de le dire — aux ingénieurs Trewitick et Vivian.

i. Circonstance curieuse à noter et qui fait honneur à Planta, ofiicier suisse, qui avait lui-même imaginé une voiture h vapeur. Chargé d'examiner l'invention de Cugnot, Planta n'hésita point à la trouver préférable à la sienne.

2. C'est à Evans que l'on doit l'invention delà machine à vapeur sans condensation, où la puissance motrice est due uniquement à la tension de la vapeur à haute pression, comme sont aujourd'hui toutes les locomotives.

li LES CHEMINS DE FEH.

production de vapeur, il fallait entretenir l'activité du foyer par un tirage énergique que la très faible hauteur des cheminées des locomotives ne pouvait donner.

Ce fut donc aussi une invention heureuse que celle ayant pour objet de se servir de la vapeur.

Fig. S. Harc Séguin l'iiDé.

quand elle vient d'agir sur le piston, et de la faire évacuer dans la cheminée môme. Elle produit ainsi, à chaque coup de piston, un courant rapide qui entraine au dehors l'air et les gaz de la combustion, et pai' les tube^, détermine un appel au sein même du foyer.

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