TROISIÈME PARTIE. — LES GARES
des bagages, longent latéralement la halle couverte : il en résulte un service facile, soit pour l'entrée en voiture des voyageurs, soit pour le chargement des bagages, qui se trouvent tout de suite voisins de la tête du convoi. D'ailleurs les trottoirs larges, les salles spacieuses, les passages commodes ajoutent encore à ces avantages, qu'on doit à l'expérience et à l'intelligence pratique d'un chef de gare et d'un ingénieur distingués.
Voici, du reste, les deux dispositions principales des gares têtes de ligne. Ce premier plan {fig. 97) correspond à celle que nous venons de décrire :
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Fig. 97. — Gare tête de ligne ; premier système.
Cet autre {fig, 98) représente les gares, où les salles d'attente et de distribution des billets sont placées en sens inverse, c'est-à-dire en tête même des voies, comme était l'ancienne gare de la ligne du Nord * à Paris :
11 est aisé de comprendre que, dans ce système, les voyageurs sortant des salles d'attente sont obligés de courir à une distance quelquefois considérable, jusqu'au point où stationnent les voitures du train. Les hommes de
' La gare nouvelle, dont la luxueuse façade se développe sur la place Koubaix, a été disposée selou le premier système.
service doivent pareillement voiturer les bagages, depuis la salle où ils ont été déposés, enregistrés et pesés, jusqu'aux fourgons placé's, comme on sait, en deçà du tender, à la tête môme du convoi. Mais il faut ajouter, à la décharge des compagnies qui ont accepté ce type, que fort souvent la forme du terrain acheté pour servir d'emplacement à la gare ne leur a point permis de mieux faire.
Fig. 98. — Gare tête de ligne ; second système.
Poursuivons notre chemin : en nous rendant à la g-are des marchandises, nous rencontrons sur notre route divers engins dont il a déjà été question entre nous. Voici d'abord de nombreuses plaques tournantes qui permettent, soit aux locomotives, soit aux voitures, de passer des voies principales aux voies de service ou réciproquement. Mais les plaques vous sont bien connues. Examinez maintenant cet appareil (fig. 99).
C'est une grue hydraulique à réservoir, servant à emplir les lenders. La partie supérieure cylindrique est pleine d'eau, qui communique avec les deux tubulures par une soupape. En tirant celte chaîne, que vous voyez adaptée latéralement à chacun des tuyaux de conduite, la soupape se lève, donne passage à l'eau, que l'on conduit dans le tender, au moyen du boyau en cuir dont chaque tubulure est munie.
A quoi sert cette petite ouverture de la partie inférieure? Ce n'est autre chose que la porte d'un calorifère dont le
TltOISIË3[£ PAItTIE, — LES GARES, tuyau traverse' le réservoir; l'eau se trouve a d'avance el économiqueinenl, puisqu'on a soin de lie brûler que des combustibles dR rebut.
Quatre ou cinq mètres cubes, telle est la capacité de cette grue : c'est celle d'un teiider ordinaire.
Vous verrez aussi, dans les gares do dilférentes lignes, des colonnes en fonte munies de boyaux, mais sans réservoir. L'eau arrive à ces appareils par des conduites souterraines; mais ils offrent deux j,'enres d'inconvénients assez graves : l'eau gèle en hiver dans les conduits, el la longueur du parcours rend un peu longue l'opération du remplis- -" ~-~ sage, - ~- . "
Enfin, vous apercevez ci^g^„là-bas un petit bâtiment de forme rectangulaire,
quelquefois circulaire ou polygonal, avec un petit appendice, où une machine fixe est installée. La partie supérieure est un réservoir d'eau, de grande dimension, contenant une soixantaine de mètres cubes, souvent davantage. Vous devinez sans peine quelle est la fonction de la macbine à vapeur jointe au réservoir : elle fait mouvoir des pompes aspirantes qui conduisent le liquide de la prise d'eau dans la capacité supérieure.
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LES GHEMinS DE FER.
Outre ces appareils, les grandes gares, celle de la Chapelle, au chemin du Nord, par exemple, ont des ré- I plus considérables, dont la capacité atteint
Fig. 100.
250, 300 mètres cubes, et dont Teau, en raison même des dimensions, craint bien moins la gelée. Ce sont de grands cylindres, en plaques de tOle boulonnée, recouverts de feuilles de zinc.
Voyez maintenant ces portions de voies brusquement terminées : ce sont des voies de garage. Les unes viennent bulter contre des massifs de terre, alin que les wagons, qui possèdent encore une certaine vitesse, soient arrêtés dans leur course ; les autres fmissent par des rails recour-