‹ Les chemins de fer (volume 4)Chapitre 116 sur 136 · QUATRIÈME PARTIE. — L EXPLOITATION · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE. — L EXPLOITATION

Si ce n'est pas ôlre trop irrévérencieux pour la classe des va\'ageurs do l'espèce humaine, cjuc de joindre à la statistique qui les concerne, celle relative à la gent animale, je donnerai ici le nombre des individus de cette dernière classe,^ transportés sur les lignes (le Lyon, de l'Est, de l'Ouest et d'Orléans, pendant l'année 1860. Ce nombre se monte à 2,800,000 environ*. Cela dénote, comme on voit, chez nos associés des espèces dites inférieures, une humeur voyageuse passablement développée; d'autant que les chiens ne sont pas compris dans Févaluation qui pré-

cède,

Tous ces nombres font comprendre la nécessité où sont les compagnies, pour faire faco à ce mouvement immense, d'accroître de* plus en plus leor'matérieî. Personne ne s'étonnera que le service du chemin de Paris à la Méditerranée ait employé, pendant l'année 186'1 ,945 locomotives, 892 tenders. et 23,355 véhicules de toute sorte. Les autres lignes nous offriraient, pour leur matériel, des nombres proportionnés au trafic qui leur est propre; et Ton affirme que cet immense arsenal de voilures, de wagons, de machines, ne suffit pas aux exigences des clients de nos lignes de fer.

* Voici, pour le chemin de fer de Lyon, la division par catégories du nombre d'animaux transportés sur son réseau : <

Chevaux 25,1 i4

Bœufs .' . . . 77,714

Moutons.. 50j,li0 [ Total : 705,055 iêles,

Porcs, veaux, de 252,701/ ^'^^ volailles non

[ comprises.

Total.. . . . C50,759 En oulre les chiens donnent. 48,270

ôlo LES CHEMINS DE FER.

Pour terminer un chapitre qui absorberait des volumes, si je me laissais entraîner à aligner des colonnes de chiffres, je dirai un mot de la vitesse des trains de vovasjeurs et de marchandises.

Déjà, quand nous avons passé en revue les divers types de locomotives, j'ai eu l'occasion de citer les vitesses maximum et minimum de ces machines. Mais il s'agissait alors Je la marche à pleine vapeur, sans y comprendre ni les ralentissements ni les arrêts. Or, en tenant compte de ces éléments, il est aisé de calculer la movenne vitesse des trains, du moins sur nos lignes de France. On trouve ainsi qu'un train de voyageurs [ommbiis) marche à raison de 50 kilomètres à Theure : déduction faite des arrêts dans les stations, cette vitesse moyenne s'élève à 55 kilomètres.

Dans les mêmes circonstances — je veux dire en v comprenant les temps d'arrêt — la vitesse d'un train express varie entre 40 et 57 kilomètres par heure. Ce n'est guère que pour des trains extraordinaires et spéciaux qu'on dépasse, en France, cette rapidité déjcà considérable ^

La vitesse movenne effective des trains omnibus ou express varie selon les lignes ; elle dépend principalement de la charge moyenne, de la pente, de la courbure et enfin des types de locomotives employés. Le nombre des stations et par conséquent des arrêts influe naturellement sur le degré de vitesse.

* Le train express qui met Londres et Paris en communication directe est un exemple de ces cas tout particuliers. La distance de 540 kilomètres, qui sépare ces deux ijrande.^ cites, est franchie en 11 heures ; c'est une vitesse de 49 kilomètres à l'heure, traversée de mer, embarquement et débarquement compris.

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