‹ Les chemins de fer (volume 4)Chapitre 59 sur 136 · DEUXIÈME PARTIE. - LA LOCOMOTIVE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. - LA LOCOMOTIVE

inférieure de la cheminée. Que résulta-t-il de celle disposition? La soudaine dilatation du lluide élastique détermina à la fois dans la cheminée, un rapide courant d'air ascensionnel, puis une série de vides aller-

Fiij. 7i. — ( oiipc li'aisvL'r.^ali; de la boik' à fumce ; cliciuince et tuyaux d'ccliai)iiomcnt.

nalil's. Ce double phénomène devait, dans la pensée des inventeurs, activer puissamment le tirage : c'est aussi ce que l'expérience est venue confirmer.

Il y avait bien un autre moyen de produire un fort tirage, c'était de donner à la cheminée une hauteur

iW LES CHEMINS DE FER.

considérable : mais la dimension des ouvrages d'art, ponts et tunnels, ne permettait pas à cette hauteur, on le conçoit, de dépasser une certaine limite. Voilà pourquoi on a dû recourir à l'appel de vapeur.

Disons encore (jue la cheminée porte d'ordinaire à la partie supérieure et en avant de la machine, un écran qu'on peut lever ou rabattre à volonté. Plus la vitesse de la marche est grande, plus cet écran fait du vide derrière lui, plus il facilite le tirage^

Enfin, il ne suffit pas d'obtenir un maximum de tirage, il faut encore pouvoir le ralentir à volonté. Ou y parvient en faisant varier les dimensions de l'orifice d'échappement, au moyen de deux valves mobiles, qu'une tringle, à la portée du mécanicien, permet à ce dernier d'ouvrir et de fermer à sa guise.

S'il est très-important de régulariser le tirage, il ne l'est pas moins de régulariser l'admission de la vapeur. Delà un nouvel organe essentiel de la machine, qui tire son nom de sa fonction même : le l'égiilateur. Il y en a de plusieurs sortes : contentons-nous d'en prendre deux pour exemples. Parlons d'abord du régulateur à papillon, (jue vous allez voir de face et de profil. Dans certaines machines, le tuyau de prise de vapeur qui longe la partie supérieure du corps cylindrique, se recourbe verticalement au-dessus du foyer, et débouche dans une sorte de dôme, de forme et de dimensions variables. Cette disposition^ presque

• Le diamètre de la cheminée n'est pas lion plus sans influence : l'expérience a prouvé qu'il fallait donner à la section de la cheminée une surface égale aux trois quarts environ de celle (jue forment les sections réunies des tubes, pour obtenir le maxinann d'effet utile» au point de vue du tirage.

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généralement al)an(lonnéG dans les machines nouvelles, avait pour objet d'éviter l'entraînement des particules liquides par la vapeur. Le régulateur à papillon est adapté à l'orifice même du tuyau de prise

Fig. 7o. — Régulateur à papillon; coupe do prolil. Fig. 7G. — Vue do face.

de vapeur. En quoi consiste-t-il? En un disque circulaire, percé d'ouvertures qui rayonnent de son centre et se mouvant en face d'ouvertures pareilles, prati- (piées dans un disque immobile situé derrière lui. Selon que les ouvertures des deux disques sont ou non correspondantes, on conçoit que le passage de la vapeur sera libre, ou complètement fermé. Dans les positions intermédiaires, c'est une fraction plus ou moins grande des ouvertures qui donnera passage à la vapeur.

La vue de face vous montre les deux bielles latérales, articulées à une tige, que met en mouvement le mécanicien par l'intermédiaire d'une tringle à manivelle; et vous comprenez comment, dans ce système, on peut régler à volonté, et supprimer au besoin, l'admission de la vapeur ^

Voyons maintenant le régulateur de la machine que nous avons examinée ensemble :

Fig. 77. — Régulateur à tiroir ; coupe transversale.

La figure ci-dessus en est une coupe, faite transversalement à la machine, par le milieu du petit dôme ou boîte en fonte, que nous avons déjà signalé en arrière de la cheminée. A droite et à gauche, débouchent les deux tuyaux qui conduisent la vapeur aux cylindres; au milieu et un peu plus bas, l'orifice du tuyau de prise de vapeur. Deux tiroirs obliques, percés de lumières et reliés par une tige transversale, glissent dans le sens de la longueur de la machine, sous l'action d'une tringle mue par le mécanicien.

De la position des tiroirs par rapport aux ouvertures

' Au lieu d'un disque à papillon, on emploie aussi un tiroir rectangulaire percé de lumières. Le principe est toujours le même.

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