‹ Les chemins de fer (volume 4)Chapitre 87 sur 136 · TROISIKME PARTIE. — MATERIEL ROULANT · texte numérisé non relu

TROISIKME PARTIE. — MATERIEL ROULANT

partiellement la marche ; l'autre roue, mobile sur l'essieu et indépendante, continuerait à tourner. De là une déviation forcée, puis un déraillement. Même effet produit pour deux essieux dont les directions ne seraient point constamment et nécessairement parallèles : en se mouvant dans une courbe, il v aurait cliangement de direction de l'un des essieux, puis déraillement inévitable. Or, tout le monde sait que c'est là un des plus terribles accidents qu'on ait à redouter sur un chemin de fer.

Les véhicules employés sur la plupart des grandes lignes offrent une grande variété de formes, parce qu'en effet leurs usages, sont extrêmement variés ; mais, avant d'en faire une énumération détaillée, j'arrêterai votre attention sur une partie qui leur est, à fort peu près, commune, je veux parler du irain de voiture; c'est aussi celle qui est pour les voyageurs le moins en évidence. Ensuite, nous examinerons la seconde partie, celle que supporte le train, c'cst-à-direlac«i55e^

Prenons un exemple : voyons de quoi se compose un train de voiture à voyageurs, de deuxième classe, par exemple. Examinons les deux dessins ci-contre.

L'un d'eux représente la vue extérieure et longitudinale du train, l'élévation. L'autre est le même train, vu d'en haut, ce qu'en style géométrique on nomme le plan. Les détails abondent ; passons en revue les principaux.

La partie supérieure du train consiste en un cJiâss'is,

* En (lisant que \o. train — châssis, ossicux, roues, etc. — est à peu près le même pour tous les genres de voitures, j'entends parler des parties essentielles et abstraction faite du Inxe dp la consiruclion

OU cadre rectangulaire, avec traverses et croix de Saint- André, destinées à en consolider la forme. Ce châssis repose sur des ressorts — ceux qu'on voit dans l'élévation — reliés eux-mêmes aux boites à graisse que portent les essieux. Nous examinerons tout à l'heure l'intérieur d'une de ces boîtes : je me borne à présent à vous dire qu'elles sont maintenues entre les plaques de garde, feuilles en tôle solide, solidement fixées au châssis et découpées en forme de trapèze.

Indépendamment des ressorts de suspension que vous venez de voir, il y a, entre les traverses, deux ressorts de traction, dont le but est d'amortir les secousses des chocs ou du démarrage. Jetez les yeux sur le plan du châssis, et vous reconnaîtrez quelle est la disposition de ces ressorts, qui sont liés aux tampons de choc, dont sont munis les deux grands longerons du cadre. Le principe du mécanisme qui, dans les tampons, sert à l'amortissement des (^Jiocs réside, tantôt dans des rondelles de caoutchouc vulcanisé, tantôt dans des ressorts en acier.

Un mot des roues et des essieux.

En général, les roues sont en fer ; cercles de roulement ou bandages, rais et moyeux sont tout en fer ; quelquefois cependant le moyeu est en fonte. On a vu, dans la description des locomotives, quelle est la forme des bandages et de cjuelle manière ils portent sur le rail ; comment le rebord des roues les maintient entre la voie^ ; il en est de même des roues de toutes les

* Si le bandage des roues était cylindrique, autrement dit, si la surface par laquelle elles s'appuient sur le rail n'était point inclinée dans le sens horizontal, il en résulterait, dans les parties droites du chemin.

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