‹ Les chemins de fer (volume 4)Chapitre 88 sur 136 · TROISIEME PARTIE. — MATERIEL ROT'LAIST. 29«J · texte numérisé non relu

TROISIEME PARTIE. — MATERIEL ROT'LAIST. 29«J

sortes de voitures. Je n'y reviendrai donc pas. On se sert aussi de roues pleines, coulées en fonte, avec bandage en fer, ou, sur certains chemins, de roues formées de secteurs en bois , reliés autour du moyeu en fonte par des bandages en fer forgé. Pour tout cela, le lecteur qui prendra la peine de jeter un coup d'œil sur le matériel circulant d'un chemin de fer, en saura bien vite autant que nous en pourrions dire.

Il faut distinguer dans l'essieu trois parties principales : l'une, qui forme les deux extrémités, ou fusées, sur lesquelles reposent les boîtes à graisse, est cylindrique, polie et tournée avec le plus grand soin ; la seconde comprend les deux endroits où s'emmanchent les moyeux ; la troisième, en partie de forme conique, est intermédiaire entre les deux autres.

J'ai eu déjà l'occasion de dire combien il importe à la sécurité des convois que la fabrication des essieux soit aussi proche que possible de la perfection : les défauts de forge ne font qu'empirer, sous l'action incessamment répétée des vibrations, des chocs, des secousses, des brusques variations de température, enfin des flexions qui proviennent de la charge. La rupture en est la conséquence, et, bien qu'une rupture d'essieu n'ait pas, grâce au mode d'attelage, des suites aussi

une usure Ircs-inégale des roues, et dans les parties courbes un glissement du côté de la file do rails extérieure, et par suile une détérioration plus rapide des bandages. La forme conique adoptée remédie ù ces inconvénients : seulement elle donne lieu quelquefois à un mouvement d'oscillation transversale, de lacet, comme on dit, assez fatii'ant pour le voyageur.

dangereuses pour les voitures que pour la locomotive, ce n'est pas moins un accident à éviter.

Voulez-vous savoir maintenant comment les fusées de l'essieu supportent les boîtes à graisse et par suite le châssis? Examinons l'une de ces boîtes ; cela nous apprendra en même temps le mode de graissage, point d'une grande importance pour la conservation et l'entretien du matériel. Voici une boîte à graisse, coupée selon la^longueur de l'essieu :

Fig. 90. — Boîte à huile et à graisse; vue intérieure.

La fusée de l'essieu est comprise entre deux capacités: l'une, supérieure, contient de la graisse qu'on y introduit en soulevant un couvercle extérieur ; l'autre, inférieure, reçoit l'huile par une ouverture plus petite, fermée de la même manière ; des mèches, imbibées par la capillarité, alimentent d'huile une brosse sur laquelle repose la fusée.

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