‹ Les chemins de fer (volume 5)Chapitre 12 sur 227 · PREMIÈRE PARTIE. — LA VOIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. — LA VOIE

— c'est le mot technique — pour la mesure des hauteurs verticales des différents points du. sol. Et voilà pourquoi vous entendez dire : « Le sommet de cet édifice est à 85 mètres au-dessus du niveau de la mer; le Mont-Blanc s'élève à 4810 mètres au-dessus du même niveau. »

Voilà pour la topographie générale.

Dans les applications particulières, on emploie souvent d'autres plans de comparaison, chose indifférente, on le conçoit, pour le but qu'on se propose : connaître le relief du terrain. Ainsi, voyez dans les rues de Paris, ces plaques métalliques portant pour armes le vaisseau municipal, et cette inscription REPÈRE. Sur chacune d'elles, vous lisez trois nombres. L'un indique la hauteur de la plaque au-dessus du niveau de la mer ; le second, cette même hauteur au-dessus de l'étiage du pont de la Tournelle; le troisième enfin, le plus bas, mesure la distance à un plan situé à 50 mètres audessus du du bassin de la Villette et qui domine ainsi la surface de toute la grande cité. Ce dernier plan a été choisi spécialement pour le nivellement de Paris.

Les nombres dont nous venons de parler expriment des mètres, et se nomment cotes dans le langage du métier. Quand le plan de comparaison est au-dessus du sol, comme dans ce dernier cas, les cotes se comptent de bas en haut, d'où il résulte

qu'un point est d'autant plus élevé que sa cote est moins «considérable. C'est le contraire, quand on prend le niveau de la mer, ou en général un plan inférieur au sol, pour plan de comparaison.

Mesure-t-on directement les cotes? Non : il. suffit de déterminer celle d'un point du plan ; on obtient alors les autres, en mesurant la différence de niveau qui existe entre ce point et les premiers.

Voulez-vous connaître les deux instruments qui servent à ce travail, le niveau tfeau ! et la mire? Les voici :

Fig. 6. Vue de la mire sur ses deux faces.

Au moyen du niveau d'eau, l'œil, rasant les surfaces du liquide contenu dans les deux fioles

1. On se sert aussi du niveau à bulle d'air, susceptible d'une précision plus grande > puis des mires parlantes, qu'on emploie dans un nivellement de quelque importance.

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