DEUXIÈME PARTIE. — LA LOCOMOTIVE
ses, destinées à desservir des rampes beaucoup moins prononcées que celles du Sœmmering.
Quant à la maçhine-tender, ou locomotive de gare et de banlieue, l'emploi en est devenu général sur la plupart de nos lignes. Et cela se conçoit. Ses dimensions sont assez restreintes pour lui permettre de pénétrer dans toutes les parties des gares de marchandises, à l'aide des plaques tournantes, — on a vu combien les grandes plaques sont coûteuses — de plus, elle offre une grande puissance de traction et de démarrage, ce qui la rend éminemment propre aux manœuvres multipliées.
Comment obtient-on ces qualités diverses?
En supprimant le tender, en rassemblant sous le corps cylindrique, entre les boîtes à feu et à fumée, toutes les roues, de manière à les charger d'un poids égal, enfin en leur donnant un petit diamètre. Des caisses à eau placées sur la machine suffisent à l'alimentation pour de faibles parcours, et la petite quantité de coke nécessaire trouve aisément place dans le voisinage du foyer. Par exemple, le magasin à eau étant au-dessous du corps cylindrique, le coke est renfermé dans deux caisses latérales, situées de part et d'autre de la boîte à feu.
La partie théorique et descriptive de ma tâche est terminée. Suffira-t-elle à donner une idée claire, et de la locomotive considérée à un point de vue gé-
néral, et des systèmes variés auquels le type primitif a donné naissance? Je l'espère. Du moins me suis-je efforcé d'éviter deux écueils, trojj de concision, excès qui, en pareille matière, est souvent synonyme d'obscurité, et une prolixité qui n'est de mise que dans les ouvrages spéciaux , écrits pour les hommes du métier.
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